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Pommerol

Bour - Bour

Bourban (bief), petit ruisseau afft de g. de la Veyle, source sur le territ. de l’Abergement-Clémencia, traverse celui de Biziat du S. au N. et finit à l’extrémité N. de ce territ. Cours de 10 à 12 k.

 

Bourbe (la), ferme sur la com. de Genay, à env. 1500 m. O. du bourg.

 

Bourbe (la), ham. de la com. de Monthieux, à env. 200 m. S. du ch. l.

 

Bourbe (la), château sur la com. de St-André-de-Corcy, à env. 500 m. E. du bourg, près de la route nle n° 83 de Lyon à Strasbourg par Bourg.

 

Bourbes (les), ham. de 40 hab. de la com. de Chavannes-sur-Reyssouze, à env. 1 k. E. du    ch. l.

 

Bourbelière (la), 2 fermes sur la com. de Thézillieu, à 3 k. S. E. du bourg, au S. de la forêt de Gervais.

 

Bourbelière (la), montagne signal de 1050 m. d’altitude sur les limites des com. de Belmont et de Thézillieu.

 

Bourbier, ferme sur la com. de Romans, à env. 2 k. E. du ch. l.

 

Bourbon, ham. de la com. de St-Nizier-le-Bouchoux, à env. 3 k. E. du bourg.

 

Bourbouillon, ham. de Champfromier. V. Barbouillon.

 

Bourbouillon, ferme sur la com. d’Injoux, à env. 800 m. S. E. du ch. l.

 

Bourbouillon, ferme sur la com. d’Ozan, à env. 2850 m. S. E. du bourg.

 

Bourbouillon, ham. de la com. de Sulignat, à env. 1 k. O. du bourg.

 

Bourbuel, ham. de 50 hab. de la com. de Niévroz, à env. 400 m. O. de la place du ch. l.

 

Bourchanin, ham. de 40 hab., com. de Montanay, à env. 450 m. de la mairie.

 

Bourchanin, ham. de 140 hab. de la com. de St-Didier-sur-Chalaronne, à env. 3200 m. N. du bourg.

 

Bourdeiller, bois com. de 6 hect. com. d’Argis, section de Reculafol.

 

Bourdine (la), ferme sur la com. de St-Rambert, à env. 1800 m. S. O. du ch. l.

 

Bourdon, maison isolée sur la com. de Montceaux, à env. 1 k. S. du bourg.

 

Bourdon (le), montagne de 810 m. d’altitude entre les com. de la Balme et de Ceignes.

 

Bourdons (les), petit ham. de la com. de Vescours, à env. 3 k. N. O. du ch. l.

 

Bourdons (les), petit ruisseau ou plutôt déversoir d’étangs sur la com. de Vescours.

 

Bourdonnel, château et ferme sur la com. de St-André-d’Huiriat, sur un point élevé à env. 1200 m. S. E. du bourg. – Ancien petit fief.

 

Bourdonnière, nom d’un quartier du ch. l. de Chalamont, partie N.

 

Bourdonnière (la), petit ham. de la com. de Villars, à env. 2 k. S. E. du ch. l., près du chemin de G. C. n° 5, d’Ambérieu-en-Bugey, au pont de Beauregard par Chalamont et Villars.

 

Bourg-d’en-Bas, partie S. du ch. de la com. de Cessy.

 

Bourg-d’en-Haut, partie N. du ch. l. de la com. de Cessy.

 

BOURG-EN-BRESSE, ville, commune, chef-lieu de cant. et d’arrt, chef-lieu du dépt.

1° VILLE. – La ville de Bourg est située par 2°53’ de longitude E. et 46°12’ de latitude N., sur la Reyssouze ou plutôt sur la déclivité d’une colline cotoyée par la Reyssouze ; au S. E. de Paris et à 458 k. par la voie ferrée de St-Amour et Dijon, 460 par celle de Chalon-sur-Saône, 478 par Mâcon ; au N. E. de Lyon, 59 k. par Villars, 83 par Ambérieu-en-Bugey.

L’altitude est la suivante, à la Reyssouze 224, à l’église 227, à la gare 241.

D’après le recensement de 1906, la population agglomérée en ville serait de 18091 hab. répartis en 4423 ménages et 1719 maisons. Sur ce chiffre, la population comptée à part, casernes, hospices, etc., serait de 4175.

Non compris les faubourgs, la ville a env. 2500 mètres de circonférence.

Bourg étant préfecture est, par suite, la résidence de tous les directeurs et chefs de service ; enregistrement, contributions directes et indirectes, ponts et chaussées, trésorerie générale, postes et télégraphes, service vicinal, inspection académique, chaire départementale d’agriculture, etc.

C’est le siège de la cour d’assises, d’un tribunal de première instance, d’un tribunal et d’une chambre de commerce.

Au point de vue militaire, c’est le ch. l. de la 7e subdivision de la 7e région de corps d’armée, la résidence du général commandant la 27e brigade d’infanterie. L’état-major et deux bataillons du 23e régiment d’infanterie forment la garnison. C’est aussi le ch. l. de la 7e légion bis de gendarmerie et de la compagnie de l’Ain, le siège d’une chefferie du génie, d’une sous-intendance et d’un bureau de recrutement.

Les monuments et principaux établissements sont :

La Préfecture, hôtel dans l’avenue d’Alsace-Lorraine, belle construction récente (1885-1888). A l’intérieur, beaux paysages de A. Viot : la Bresse, le Bugey et la Dombes ; à l’extérieur, dans la cour, la statue en bronze de Joubert, par Aubé ; épisode de la bataille de Rivoli, Joubert prenant un fusil entraîne les troupes. Derrière l’hôtel se trouve un beau parc.

L’Hôtel de ville, bâtiment de la fin du XVIIIe siècle, d’abord préfecture puis mairie, porte principale sur la place d’Armes ; bureaux de la mairie, bibliothèque populaire (7000 volumes) et musée Lorin, rue Bichat.

Le musée de Bourg, fondé par Mme veuve Lorin, a été inauguré en 1854, il se compose surtout de vieux meubles, statues, monnaies, objets antiques, collections d’histoire naturelle et de botanique, et env. 200 tableaux de différentes écoles parmi lesquels on remarque des toiles de Téniers, Berghem, Boucher, Bourdon, Chardin, Coypel, Franck, Guido, Rigaud, Wouvermann, etc. A citer : le volet des Cordeliers (XIVe siècle), Tryptique de Wolgemuth (vie de St-Jérôme), Tête de la Joconde, la Gardeuse de vaches de Millet, Intérieur de bois de Chintreuil, etc. – Comme sculpture : Rivière d’Ain, plâtre de Roubaud, jolie figure nue, couchée, demi-nature ; Ahasvérus et Rachel, statuettes en plâtre, de la princesse Marie d’Orléans, etc. – Comme histoire naturelle, le Sténeosaurus burgensis, fossile unique en son genre, trouvé par M. Chanut dans les carrières de Montmerle en Revermont ; les fossiles découvertes à Ramasse et à Châteauvieux, etc. – Nombreux objets gallo-romains.

L’Eglise Notre-Dame, à l’extrémité de la rue N. D., construction lente d’une petite ville pauvre du XVe au XVIIe siècle. – L’extérieur est du style renaissance, la partie inférieure (François Ier) est remarquable : porte à voussures flanquée de pilastres doriques, couronnée d’une terrasse, premier étage zône entre deux galeries, deuxième étage deux colonnes coniques accidentées par une fenêtre à plein ceintre, troisième étage deux baies entre lesquelles se trouve un cadran d’horloge ; la partie supérieure datant de Louis XV, a été, à la fin du XIXe siècle, mutilée et assez mal réparée, le cadran est ornée des armes de la ville : partie de sinople et de sable à la croix de St-Maurice d’argent. – Un des étages du clocher a été détruit en 1793, des legs importants ont été faits à la paroisse et à la ville pour la réédification qui doit avoir lieu. Sur les côtés sont deux portes latérales dissemblables. L’intérieur est gothique et se compose d’une nef majeure, close par une abside à cinq baies, avec une voute fort riche et d’un assez bel effet, deux contre-nefs et des chapelles latérales. Le maître autel en marbre et orfèvrerie est magnifique, c’est une œuvre moderne de M. A. Caillat. La chaire en bois superbe est du XVIIIe siècle. Dans la 3e chapelle de gauche se trouve un beau vitrail du XVIe siècle représentant la vie de St-Crépin et de St-Crépinien. Au chœur, beaux vitraux modernes et 68 stalles du XVIe siècle qui sont des œuvres d’art remarquables dûes à Terrasson. Dans la sacristie se trouvent deux tableaux de l’école allemande du XVIe siècle, un superbe Christ d’ivoire (XVIIIe) provenant des Etats de Bresse et deux fragments de triptyque datés de 1523. – Le vitrail de St-Crépin, une statue du même saint conservée à la cure, le Christ d’ivoire, les fragments de triptyque sont classés parmi les monuments historiques. – Notre-Dame mesure 65 m. de longueur sur 18 de hauteur. Dans la sacristie on conserve aussi l’image de la Vierge noire, trouvée dans un saule.

L’église de Brou (V. ce mot), dans un faubourg au S. de la ville.

Le Palais de Justice, rue du Palais, construction sans valeur artistique, la Prison départementale y fait suite.

Le Lycée de garçons (Lalande), rue du Lycée, possède une chapelle du XVIIe siècle.

Le couvent St-Joseph, en face le Lycée Lalande, bâti par Dupasquier, possède une église ogivale, autrefois aux Jacobins, ornée de nombreuses sculptures. Ce couvent est la maison mère de l’ordre des religieuses de St-Joseph, congrégation hospitalière et enseignante.

Le lycée de jeunes filles, avenue d’Alsace-Lorraine, établissement moderne et très prospère.

L’Ecole normale d’instituteurs, quartier de Bel-Air, au bout de la rue de l’Ecole normale.

L’Ecole normale d’institutrices, rue de la Caserne.

L’Ecole Carriat, place Carriat, école professionnelle et commerciale, destinée à donner gratuitement aux adultes et à la jeunesse des deux sexes de Bourg, le complément d’une instruction primaire supérieure : musique, dessin, géométrie, tenue de livres, coupe de vêtements, etc. Cette école, dont l’enseignement est essentiellement pratique, a été élevée par la ville de Bourg avec un legs de plus de 400000 fr. laissé par M. Carriat, décédé le 15 septembre 1875. Il y est fait trois catégories de cours : 1° publics d’adultes, la veillée généralement, 2° des leçons diverses aux élèves des divisions supérieures des écoles de filles de la ville, 3° un cours complémentaire d’enseignement primaire supérieur et professionnel, d’une durée de 3 ans, ouvert aux jeunes gens pourvus du certificat d’études primaires et ayant réussi au concours d’entrée.

La Grenette ou Halle aux blés, place de la Grenette, belle construction moderne ; à l’étage une magnifique et grande salle des fêtes ainsi qu’un petit musée de préhistoire et d’ethnographie bressanes.

Le Théâtre, place de la Comédie, assez joli et coquet, de dimensions modestes, bien approprié à sa destination. Il a été reconstruit en 1896, après un incendie de 1895 qui avait détruit le théâtre précédent.

L’Hôtel-Dieu, boulevard de Brou, établissement relativement grand et luxueux, on ne peut préciser l’époque de sa fondation, il est mentionné en 1518.

La Maternité et son annexe l’école des sage-femmes, boulevard de Brou, édifice de 1904.

L’Hospice de la Charité, faubourg de Mâcon.

Les casernes, du 23e régiment d’infanterie, boulevard du Champ-de-Mars, de la gendarmerie, rue de l’Ecole normale.

L’Hôtel des Postes, avec sa tourelle téléphonique avenue Alsace-Lorraine.

La Gare des voyageurs au haut de la rue Alp.-Baudin.

Les deux asiles d’aliénés de St Georges et de Ste Madeleine, le premier à 3 k. de la ville, le second, entre la rue Alp.-Baudin et le boulevard du Mail (V. Aliénés).

Les 3 statues : Joubert dans la cour de la Préfecture, dont il a été parlé ci-dessus ; Bichat (en bronze par David d’Angers), sur la place de la Grenette, avec un enfant nu d’une réalité un peu trop poussée à l’excès ; Quinet, en bronze, par A. Millet, sur la place des Quinconces, représenté assis et enseignant.

Un médaillon de Lalande au coin de la rue à laquelle il a donné son nom. La maison qu’il a habitée est en haut du Quinconce, elle porte l’inscription « Observatoire 1792 ».

Un buste de Ch. Robin se trouve à l’entrée de la rue du même nom. Un obélisque est élevé à Joubert sur la place Joubert.

La promenade semi circulaire, à deux étages du bastion, celle des quinconces et le Champ-de-Mars avec de belles allées de maronniers constituent les seules promenades de la ville qui possède en outre de belles avenues sur les routes avoisinantes, entre autres les allées de Challes plantées de superbes platanes.

Il convient de citer encore : les maisons de bois de la rue du Palais et de la rue Gambetta ; la cour du n° 26 de la rue du Gouvernement, de style gothique avec puits et loggia ; la bibliothèque de la ville comptant 40000 volumes, le vaste champ de foire.

Il est difficile de préciser l’origine de Bourg, d’après les objets trouvés : armes, fragments de poterie, haches en serpentine, etc., on peut présumer qu’au temps de la pierre polie (3000 ans avant Jésus Christ), une forte peuplade habitait l’emplacement actuel de la ville.

50 ans avant l’ère chrétienne, les Romains occupant le pays, bâtirent en ce point une forteresse, sorte de tour carrée de 36 pieds de côté.

Des objets trouvés dans la nécropole de Brou prouvent qu’aux Ve et Vie siècles, un établissement burgonde, assez important, avait pour centre un château bâti sur les ruines de la tour romaine.

On trouve le nom de Bourg pour la première fois dans une histoire de Grégoire de Tours disant que la peste, en 563, dévasta Bourg, Chalon et Dijon.

C’est au XIe siècle que furent construits l’église paroissiale et le prieuré de St-Pierre-de-Brou ; on a découvert quelques-unes des bornes marquant les confins de la paroisse de Bourg au XIIe siècle, confins restés sensiblement ceux de la commune actuelle.

Au XIIIe siècle, le village de Bourg appartient aux sires de Bâgé qui le font enceindre de murailles et bâtissent un château sur l’emplacement de l’ancien château burgonde et de la forteresse romaine. C’est de cette époque que date la première chapelle de N.-D. destinée à supplanter peu à peu St-Pierre-de-Brou.

A la fin du XIIIe siècle, Bourg passa, par le mariage d’une Bâgé, à la maison de Savoie qui y fit de fréquents séjours. Au commencement du XIVe siècle, l’enceinte des fossés est agrandie et la ville, dotée depuis une cinquantaine d’années d’une charte de franchises, devient le siège de la justice de la maison de Savoie et la capitale de ses Etats d’Outremont, car, peu à peu, par les armes, cette maison s’était rendue maîtresse de tout le dépt, sauf la Dombes.

La nouvelle enceinte avait environ 1700 m. de tour, elle comptait 7 portes et 30 tours ; dans cette enceinte il y avait 627 feux en 1450 soit environ 4000 habitants. Le principal édifice de la ville, après le château, était la halle, immense hangar d’env. 120 m. de long sur 30 m. de large ; on y rendait justice quand il pleuvait.

Les franchises de Bourg datent de 1251, la commune de 1408.

En 1505, la chapelle N.-D. devint église paroissiale, sa transformation en l’église actuelle dura jusqu’en 1662, ce qui ne l’empêcha pas de devenir cathédrale pendant l’évêché de juin 1615 à septembre 1616 et du 13 novembre 1521 à janvier 1534. Cet évêché éphémère compta deux évêques, Louis de Gorrevod et Philibert de Challes.

Bourg resta à la maison de Savoie de 1272 à 1601, année où le traité de Lyon annexa la Bresse à la France, elle fut alors rattachée à la généralité de Bourgogne et devint le siège d’un baillage et d’une élection.

Dans la 1re moitié du XVIIIe siècle, le bastion fut changé en promenade et un autre derrière les halles fut converti en cimetière ; dans la 2me moitié de ce même siècle on reconstruisit l’Hôtel de ville, la Halle aux blés (1773-1781) et le Théâtre (1776), on planta la promenade du Quinconce, on élargit les rues, on numérota les maisons (1778) et on démolit les portes (1770).

En 1808, le Préfet Bossi écrit que depuis l’an 1670, la ville de Bourg a une population de 6500 à 7500 hab. ; les maisons sont en bois et ce n’est que depuis 1750 qu’on commence à les construire en pierres, le Cône traverse la rue principale et reçoit les immondices.

Sous Louis Philippe le cimetière est transporté hors de la ville et la bibliothèque est créée.

Peu à peu la population augmente, elle passe successivement à 10000 en 1846, 14000 en 1872, 18000 en 1881, 20000 en 1906 y compris la banlieue.

La ville se transforme, une belle halle aux blés remplace l’ancienne, il en est de même du théâtre et de la préfecture, elle construit le lycée de filles, l’hôtel des postes, des écoles, des casernes, etc., amène à grands frais de Lent des eaux salubres et abondantes, réédifie l’hospice de la Charité et la Maternité, creuse des égouts, ouvre la belle avenue d’Alsace-Lorraine, etc.

Il reste encore beaucoup à faire pour le pavage et le besoin d’un marché couvert se fait vivement sentir. Le marché se tient en effet sur les trottoirs des rues du centre appelées le tour de l’île, ces rues sont peu larges et la circulation est des plus difficiles les jours de foires et de marchés ; en outre vendeurs et acheteurs sont exposés à toutes les intempéries.

Bourg possède 4 sociétés scientifiques et littéraires : d’émulation, de géographie, des naturalistes, des sciences naturelles, - une société d’agriculture départementale ; un comice agricole d’arrt, une société d’horticulture, une d’apiculture, une association horticole, un syndicat agricole et un syndicat professionnel des cultivateurs et maraîchers, - un syndicat des négociants de l’Ain, - deux sociétés de tir, de Bourg et du 55e territorial ; deux de gymnastique, l’allouette des Gaules et l’avant-garde du lycée Lalande, une d’escrime, - cinq sociétés musicales : l’union bressane (harmonie municipale), la philharmonique, la lyre ouvrière (chorale), la diane bressane (trompes), le réveil bressan (trompettes), - l’union patriotique de l’Ain, le groupe des officiers retraités, les anciens chasseurs à pied, les anciens du 23e, - l’œuvre des enfants de Bourg pour les enfants chétifs et anémiques, la tutélaire de l’Ain pour la constitution de dot, une société de secours mutuels, une mutuelle scolaire, les tailleurs de pierres, les géomètres et diverses associations dont la liste est donnée au mot syndicat, - la société Hébrard de bienfaisance pour les enfants en bas âge, un hospice des incurables, deux orphelinats, deux établissements de sourds-muets et de sourdes-muettes, un bureau de bienfaisance, une compagnie de sapeurs-pompiers, etc.

Outre les deux lycées, les deux écoles normales et l’école Carriat, Bourg possède encore comme établissements d’instruction, 3 écoles primaires de garçons, 4 écoles primaires de filles et 5 écoles maternelles. – L’enseignement libre religieux comprend le grand séminaire, le collège St-Pierre, l’institution St-Louis, le couvent St-Joseph ; l’enseignement libre civil comprend 4 à 5 établissements.

Il s’y impriment 12 publications périodiques, 4 politiques, 4 scientifiques, 4 agricoles ou horticoles.

Bourg a vu naître : St Etienne, prieur de Meyriat, Picquet, missionnaire au Canada, Gorini, apologiste, - Loubat de Bohan, Picquet, Bugey, maréchaux de camp, - Aubry, Vincent, Monnier, ingénieurs, - Vincent, avocat, Riboud, érudit, député, Chevrier-Corcelles, auteur d’un traité de philosophie, Dufour, publiciste, - Pacoud, fondateur de l’école d’accouchement, Ebrard, auteur de travaux d’histoire naturelle et d’hygiène, Carriat, fondateur de l’Ecole portant son nom, - La Teyssonnière, historien du dépt, - Varenne de Fenille, sylviculteur, - De Moyriat, Rossan, Faguet, Jannot, Leduc, poëtes, - Elisa Blondel, portraitiste, etc.

2° COMMUNE. – La population totale de la com. de Bourg est de 20045 hab. dont 18091 pour la ville et 1954 pour la banlieue, ces derniers forment 531 ménages occupant 384 maisons ; presque tous se livrent à la culture et au jardinage.

B. P. T. t. Gend. et Percept. – Cette dernière comprend les com. de Bourg, Viriat et St-Just.

Le territ. est arrosé par la Reyssouze, son afft de g. le Cône et ses affts de dr. le Jugnon et le bief de Percherez.

Bourg est un nœud de voies de communication très important, ce sont :

1° la route nle n° 75, de Chalon-sur-Saône à Sisteron par Montrevel et Lagnieu ; 2° la route nle n° 79, de Nevers à Genève par Mâcon et Ceyzériat ; 3° la route nle n° 83, de Lyon à Strasbourg par Villars et St-Etienne-du-Bois ; 4° le chemin de G. C. n° 18, de Bourg à Nantua par Jasseron et Thoirette ; 5° le chemin de G. C. n° 23, de Lent à Louhans par Bourg ; 6° le chemin de G. C. n° 29, de Bourg à Lyon par Châtillon-sur-Chalaronne et Trévoux.

La gare P.-L.-M., altitude 241, est importante, son mouvement de transit est de premier ordre, elle est le point de croisement de 6 lignes de chemins de fer : Bourg à Mâcon, 38 k ; Bourg à Ambérieu (Lyon ou Genève), 31 k. ; Bourg à Lyon par les Dombes, 59 k. ; Bourg à Bellegarde par Nantua, 64 k. ; Bourg à Lons-le-Saunier, 64 k. ; Bourg à Chalon-sur-Saône,  77 k.

Les chemins de fer E.S.E. ont une gare à Bourg, faubourg du Mail, tête de ligne de Bourg à Trévoux par Châtillon-sur-Chalaronne et St-Trivier-sur-Moignans ; le 2e réseau prévoit une autre ligne de Bourg à la Madeleine par Treffort et Montrevel.

Les principaux ham. sont : au N., les Crets, Cuègre, le Gd Challes ; à l’E., les Carronnières, le Petit Challes, les Dimes, Loëze ; à l’O., les Clapiers, la Chambière ; au S., la Grange-Foissiat, la Garde.

Les petits ham. et fermes isolées portent les noms de : au N. les Blanchisseries, le Moulin Neuf, les Granges-Rollet, les Granges Bardes ; à l’E., le Chenil, le Tremblay, les Belouses, les Sardières, la Grange du Bois, la Serpoyère, le moulin des Loups, au Fayet, les Pierrières, aux Guillaumetes, Plombon ; au S., les Baudières, à Tirant, Pennesuy, Derrière Brou, les Baraques, la Folie, Bouvent, Curtafray, la Côte de l’Alaignier, Cuiron, Martin, les Vennes, St-Roch ; à l’O., l’Etang, Montholon, le Champ d’aubépine.

La superficie de la com. est de 2374 hect. dont 650 de terres lab., 750 de prés, 8 d’herbages, 40 de pâturages, 300 de bois et forêts, 1 de vignes, 20 de landes, 60 de jardins, 15 de culture maraîchère.

La récolte annuelle est d’env. 3600 x de blé, 700 x d’avoine, 1200 x de maïs, 800 x de sarrasin, 450 x de seigle, un peu d’orge, de colza, de navette, de rutabagas, de fèves et de chanvre, 8000 x de pommes de terre, 1200 x de betteraves f., 3000 x de fourrages art.,    30000 x de foin.

On compte env. 200 chevaux, 2 mulets, 12 ânes, 40 taureaux, 65 bœufs, 770 vaches,           150 élèves bovins, 150 porcs, 15 chèvres.

Beaucoup d’arbres fruitiers, pommiers et poiriers, quelques cerisiers, noyers, pêchers et pruniers.

Le commerce de la com. de Bourg consiste dans l’écoulement des produits manufacturés (peu important), mais c’est surtout un centre agricole qui tire ses revenus des transactions des produits de la culture, de l’élevage du bétail et des volailles, dont l’exportation va tous les jours en augmentant. Il y a des marchés tous les mercredis et des foires très importantes le premier mercredi de chaque quinzaine, ainsi que le 12 novembre (foire de St-Martin). Marché aux légumes et denrées tous les jours.

L’industrie comprend : 1° 5 moulins, St-Pierre, Crève-Cœur, Rosière, Curtafray, Neuf ; les deux premiers sont très importants, une trentaine d’ouvriers au total sont employés à la meunerie ; - 2° les fabriques de sabots et galoches occupant env. 200 ouvriers, 6 grands chantiers et plusieurs petits ; 3° la poterie donne du travail à 30 ouvriers ou ouvrières ; - 4° la fabrique de chapeaux de paille, également 30 ouvriers ou ouvrières ; 5° la fabrique de bougies et savons employant 15 ouvriers ; - 6° la tannerie occupant 12 personnes ; 7° la brasserie       10 ouvriers ; 8° la tuilerie, 5 ouvriers ; 9° les carrières de sable et de gravier donnant du travail à 60 personnes ; cette exploitation a lieu Derrière Brou, aux Crêts, à Loëze, à Cuègre, à Bouvent et au Dévora.

A citer encore la fabrique de bouchardes, celles de pompes et alambics, de balances, bascules et instruments agricoles, l’usine à gaz, l’usine électrique pour l’éclairage, les fonderies de cuivre (2e fusion), la fabrique de bijouterie et émaux bressans, celle de bouchons.

D’après le Mémorial annuaire de l’Ain il y aurait à Bourg ; 3 armuriers, 9 architectes,             4 agents d’affaires, 16 agents d’assurances, 8 accoucheuses, 51 aubergistes, 2 établissements de bains, 2 balanciers, 2 bandagistes, 5 banques, 4 bazars, 12 bijoutiers horlogers,                 12 blanchisseurs, 15 bouchers, 32 boulangers, 8 bourreliers, 54 cafetiers, 4 camionneurs,        1 cartonnier, 24 loueurs de chambres garnies, 5 chapeliers, 7 charcutiers, 5 charpentiers,        10 charrons-carrossiers, 5 chaudronniers, 4 loueurs de chevaux et voitures, 2 cloutiers,         19 coiffeurs, 11 commissionnaires, 3 contrepointières, 11 confiseurs, 3 cordiers, 3 corsetières, 23 cordonniers, 3 couteliers, 23 couturières, 6 couvreurs, 3 dentistes, 1 doreur, 4 droguistes, 11 ébénistes mds de meubles, 10 entrepreneurs de travaux, 9 épiciers en gros, 64 épiciers en détail, 3 fondeurs, 5 fripiers, 17 fruitiers, 5 géomètres, 2 grillageurs, 10 hôteliers, 2 fabricants d’huile, 8 imprimeurs, 7 horticulteurs-fleuristes, 3 laiteries, 7 libraires-papetiers, 5 liquoristes, 2 marbriers, 2 mds articles de fumeurs, 2 mds d’antiquités, 1 md d’automobiles, 2 mds de bois en gros, 7 en détail, 12 mds de charbon, 7 mds de chaussures, 2 de chiffons, 5 de comestibles, 5 mds de confections pour dames, 1 crépin, 14 de draps et tissus, 4 mds eaux minérales, 6 de faïence, 1 de graines, 11 de grains et farines, 1 de fer, 2 mds de fourrages, 3 de fromages, 2 de gibier, 2 de glaces, 2 de limonade, 8 de lingerie, 7 mds de journaux, 2 de musique, 2 de papiers peints, 4 de parapluies, 2 mds de pianos, 2 de poissons, 2 de sacs, 2 de sel, 13 de tabac, 3 mds de tissus en gros, 19 mds de vins, 11 de bicyclettes, 6 de volailles,                       3 mécaniciens, 3 matelassiers, 12 médecins, 13 menuisiers, 2 mégissiers tanneurs, 4 merciers en gros, 26 en détail, 6 minotiers, 12 modistes, 10 professeurs de musique, 2 opticiens,           6 artistes peintres, 5 peintres décorateurs, 3 peintres en voitures, 11 peintres-plâtriers,            10 pharmaciens, 3 photographes, 6 poëliers fumistes, 4 entrepreneurs de pompes funèbres,     3 fabricants de poteries, 2 potiers artistiques, 8 quincailliers, 4 relieurs, 16 repasseuses,         34 représentants de commerce, 12 sabotiers, 6 selliers-carrossiers, 7 serruriers, 5 taillandiers, 12 tailleurs d’habits, 9 tailleurs de pierres, 5 tapissiers, 2 teinturiers, 4 tonneliers, 4 tourneurs, 3 tripiers, 2 vanniers, 2 vétérinaires, 2 vitriers, 9 voituriers.

3° CANTON. – Le cant. de Bourg est situé sur un plateau dont l’altitude varie de 225 à            250 mètres, il a peu de limites naturelles, ce sont des lignes conventionnelles qui le séparent des cantons limitrophes suivants : au N. Coligny et Montrevel ; à l’E. Treffort et Ceyzériat ; au S. Pont-d’Ain et Villars ; à l’O. Châtillon-sur-Chalaronne.

Il est arrosé par la Reyssouze et la Veyle ainsi que par plusieurs des affts de ces deux cours d’eau, savoir pour la Reyssouze : la Leschère, la Vallière, le bief Percherez, le Cône et le Jugnon ; pour la Veyle : l’Etre, l’Avignon et Vieux-Jonc.

Les routes nle et chemins de G. C. desservant le cant. sont les mêmes que ceux indiqués ci-dessus pour la com. de Bourg ; la route nle n° 79 dessert Polliat et St-Just, la route nle n° 83 passe à Servas et Péronnas ; Lent est desservi par les chemins de G. C. n° 22, de Bourg à Montluel, et 23 de Lent à Louhans par Bourg ; un embt du chemin de G. C. n° 26 de Logis-Neuf à Corgenon passe à Montcet et Buellas.

En outre, on trouve deux chemins d’I. C. n° 14, de Tossiat à Thoissey par Lent et Servas, avec embt de Lent sur St-Paul-de-Varax ; n° 17 de St-Georges-sur-Renom à Montrevel par St-André-sur-Vieux-Jonc, Montracol, Montcet et Polliat.

St-Denis est près du chemin de G. C. n° 29 de Bourg à Lyon par Trévoux, seuls les ch. l. des com. de Montagnat, St-Rémy et Viriat ne sont desservies que par des chemins vicinaux.

Les lignes de chemin de fer sont celles données ci-dessus à la com. de Bourg où elles passent toutes, en plus de la gare de cette ville il y a dans le cant. les stations de Servas-Lent sur la ligne de Bourg à Lyon par la Dombes, de Polliat sur celle de Bourg à Mâcon, et de Viriat sur la ligne de Bourg à Chalon-sur-Saône. Les chemins de fer E.S.E. ont sur la ligne de Bourg à Villefranche (Trévoux) des stations ou haldes à St-Denis, St-Remy, Corgenon et Montracol.

La superficie du cant. est de 24377 hect. dont 10800 de terres lab., 6060 de prés,                   75 d’herbages, 320 de pâturages, 46 de vignes, 240 de landes, 5200 de bois et forêts, 90 de jardins et 40 de cultures maraîchères.

Le cant. de Bourg participe des régions qui l’avoisinent, de la montagne à l’E. de la Dombes au S. et à l’O., de la Bresse au N. Partout le sol est ondulé, argileux, siliceux et marneux, facile à amender et à cultiver, il est en général très morcelé.

Bourg excepté, le cant. est exclusivement agricole, de nombreux petits propriétaires exploitent eux-mêmes leurs terres, cependant il y a à peu près moitié de fermiers et une trentaine de fermes dépassent 60 hect.

Les principales récoltes sont : le blé 61000 x, les p. de terre 87000 x, les raves 45000 x, le maïs 20000 x, le sarrasin 11000 x, l’avoine 4000 x, le seigle 2200 x, l’orge 600 x, le méteil 400 x, le foin 190000 x, les topinambours 400 x, les rutabagas 1000 x, les haricots 100 x, les pois 200 x, les fèves 300 x, le chanvre 200 x, le colza 400 x, la navette 100 x, la vigne, principalement sur Polliat, produit environ 1000 hectol. de vin.

Les arbres fruitiers pourraient être plus nombreux, la récolte annuelle ne dépasse guère 15 x de noix, 200 x de pommes et poires, 100 x de pêches, 50 x de prunes et 50 x de cerises.

On compte à peu près 1300 chevaux, 4 mulets, 90 ânes, 430 taureaux, 1560 bœufs, 8000 vaches, 4600 élèves bovins, 12000 porcs, 550 chèvres ; l’espèce ovine n’est représentée que par quelques têtes dans les com. de Lent, Montagnat, Péronnas, Polliat.

Le commerce n’est actif qu’à Bourg, il s’y fait du gros et demi-gros pour l’épicerie, les tissus, la mercerie, etc., les com. du canton y apportent les céréales, la volaille, le bétail et autres produits de la ferme, 25 foires par an y sont des plus importantes. De plus il y a par an 6 foires à Corgenon, 8 à Lent, 7 à Polliat.

A part les moulins à blé établis sur la Veyle et sur la Reyssouze, à Lent, St-Rémy, Polliat, Montagnat, Viriat, et à Buellas, Montcet, Montracol, St-André-sur-Vieux-Jonc, quelques tuileries à Montcet, Montracol, Péronnas et Viriat, l’industrie n’est active qu’à Bourg, elle a été détaillée ci-dessus.

La population des 14 com. du cant. est la suivante :

Bourg…………………….     20045 hab.

Buellas…………………...         683

Lent……………………...       1108

Montagnat……………….          416

Montcet………………….         403

Montracol………………..         576

Péronnas…………………       1017

Polliat…………………….       1397

St-André-sur-Vieux-Jonc…        755

St-Denis-le-Ceyzériat……..      1094

St-Just…………………….        262

St-Rémy…………………..        335

Servas…………………….        409

Viriat……………………...      2574

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Total pour le cant………….            31074 hab.

4° ARRONDISSEMENT. – L’arrt de Bourg est le premier du dépt au double point de vue de la superficie, 166476 hect. et la population 119.508 hab. Comparée à la totalité du dépt, la superficie de l’arrt est de près de 29 %, la population de près de 35 %.

Il est formé de la majeure et meilleure partie de l’ancienne Bresse, il manque un peu de pittoresque quoique quatre de ses cantons soient installés sur les montagnes du Revermont, les six autres cant. sont sur le plateau bressan faiblement ondulé et incliné du S. E. au N. O.

Une limite conventionnelle le sépare au N. du dépt du Jura et de Saône-et-Loire ; la rivière d’Ain sert de limite à l’E. avec l’arrt de Nantua ; une autre ligne conventionnelle au S. le sépare de celui de Trévoux ; enfin la Saône à l’O. le borde avec le dépt de Saône-et-Loire.

En plus de la Saône et de l’Ain frontières, l’arrt est arrosé par le Suran, le Solnan, le Sevron, la Reyssouze, la Sanne-Vive, la Sanne-Morte, la Loëze, la Veyle et les petits affts de ces cours d’eau.

Il est bien desservi par le chemin de fer P.-L.-M. avec les gares de Pont-de-Veyle, Vonnas, Mézériat, St-Martin-du-Mont et Pont-d’Ain (ligne Mâcon-Genève) ; St-Etienne-du-Bois, Moulin-des-Ponts et Coligny (ligne de Lons-le-Saunier) ; Ceyzériat, Sénissiat, Villereversure et Simandre-sur-Suran (ligne de Nantua et Bellegarde) ; Viriat, Attignat, Montrevel, Jayat-Foissiat, St-Julien-sur-Reyssouze, Mantenay et St-Trivier-de-Courtes (ligne de Chalon) ; Servas-Lent (ligne de Lyon).

La voie des chemins de fer E.S.E. de Bourg à Villefranche (Trévoux) dessert : St-Denis, St Rémy, Corgenon et Montracol ; celle de St-Trivier-de-Courtes à Trévoux a des stations ou haltes à Vescours, Chavannes-sur-Reyssouze, St-Bénigne, Pont-de-Vaux, Gorrevod, Boz, Ozan, Manziat, Feillens, Replonges, la Madeleine (embt sur St-Laurent), Crottet, Pont-de-Veyle, Laiz, Grièges, Cormoranche. Une autre ligne est en projet de Bourg à la Madeleine par Treffort, Montrevel et Bâgé-le-Châtel.

Il est également bien desservi par 4 routes nles et de nombreux chemins de G. C. et d’I. C. dont la nomenclature est donnée à chaque cant.

L’arrt de Bourg comprend 33 % des terres lab. du dépt, 38 % des prés, 20 % des vignes, 22 % des bois, 15 % des landes, alors que sa superficie est, comme il a été dit déjà, de près de 29 % de celle du dépt.

Dans l’arrt, les terres lab. occupent 45 % de la superficie avec 75000 hect. les prés et herbages 24 % avec 40600 hect., les vignes 2 % avec 3370 hect., les pâturages 5 ½ % avec 8800 hect., les bois 15 % avec 25600 hect., les landes 2 ½ % avec 4000 hect.

Les principales récoltes sont les céréales : blé 38700 x, seigle 28000 x, méteil 5000 x, orge 7000 x, sarrasin 36000 x, avoine 50000 x, maïs 153000 x. Soit en %, comparé avec la récolte totale annuelle du dépt, environ, blé 35, seigle 49, méteil 25, orge 23, sarrasin 67, avoine 25, maïs 80.

La récolte annuelle des p. de terre est d’env. 570000 x (34 % du dépt), celle des betteraves f. de 41000 x (41 %) ; les haricots 900 x, pois 500 x, fèves 6000 x, chanvre 1300 x, colza      4400 x, navette 500 x, navets fourragers 50000 x, topinambours 500 x.

Les prairies des bords de la Reyssouze et de la Veyle et surtout celles des bords de la Saône produisent beaucoup de foin de qualité ordinaire, la récolte annuelle de ce produit dans l’arrt est d’env. 1050000 x (35 % du dépt), celle des fourrages art. estimée en fourrages secs serait d’env. 476000 x.

Les vignes du Revermont produisent un vin assez estimé dans le pays, les vins blancs de Gravelle ainsi que ceux de Coligny ont une certaine réputation, la récolte annuelle de l’arrt est d’env. 84000 hectol. de vin, principalement du rouge, soit 19 % de la récolte totale du dépt.

On cueille env. 325 x de noix, 1395 x de pêches (dont presque la moitié dans le cant. de Pont-de-Veyle), 2235 x de pommes et poires, 575 x de prunes et 300 x de chataignes (Pont-d’Ain et Coligny).

L’arrt de Bourg compte 6060 chevaux, 60 mulets, 270 ânes ; la race bovine est nombreuse elle est représentée par plus de 100000 têtes se décomposant en 2200 taureaux, 13000 bœufs, 54850 vaches et 33850 élèves bovins. La race ovine va en diminuant, en 1905 on comptait 110 béliers, 1700 brebis, 800 moutons, 1550 agneaux ou agnelles ; cette race se trouve principalement dans les cant. de Ceyzériat, Pont-d’Ain et Treffort.

La race porcine est représentée par 55750 têtes, les porcs gras sont estimés et donnent lieu à un commerce important. Enfin on compte dans l’arrt env. 7600 chèvres.

Le commerce n’est actif que dans les ch. l. de cantons principalement à Bourg et Pont-de-Vaux, il a surtout pour but les transactions des produits de la ferme et de la culture, le gros et le détail de l’épicerie, de la mercerie, des étoffes et de quelques produits manufacturés.

L’industrie est peu active, le pays étant surtout agricole, elle est représentée par près de      200 moulins dont une dizaine assez importants, 12 huileries, 24 tuileries, 10 poteries, une trentaine de carrières de pierres ou de graviers, les petites fabriques de divers produits de Bourg et des ch. l. de cant., etc.

La population des 10 cantons de l’arrt est la suivante :

Bâgé-le-Châtel…………………….            11456 hab.

Bourg……………………………... 31074

Ceyzériat…………………………..    6801

Coligny…………………………….     9277

Montrevel………………………….   13528

Pont-d’Ain…………………………    9480

Pont-de-Vaux………………………            10831

Pont-de-Veyle……………………...    8701

St-Trivier-de-Courtes………………            10800

Treffort…………………………….    7560

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Total pour l’arrt…………………..   119508 hab.

 

BOURG-ST-CRISTOPHE, com. du cant. de Meximieux (3 k.) arrt de Trévoux (36 k.) à    38 k. de Bourg – t – 636 hab.

P. Gare et Gend. à Meximieux – Percept. à Pérouges – Ecoles primaires de garçons et de filles.

Le territ. s’étale sur la côtière de Dombes et au S. E. s’étend un peu dans la plaine où passe le chemin de fer et la route nle n° 84, de Lyon à Genève. Il n’y a pas de cours d’eau méritant d’être cité.

Le ch. l., bâti sur une éminence, compte 223 hab.

Les ham. sont : les Brosses, le Choquet, Marphoz et la Ruette, une ferme isolée porte le nom de la Dangereuse.

La superficie est de 898 hect. dont 620 de terres lab., 70 de prés, 100 d’herbages, 25 de vignes, 2 de landes, 35 de bois, 1 de jardins.

La récolte annuelle est d’env. 3000 x de blé, 300 x de seigle, 50 x de méteil, 150 x de sarrasin, 500 x d’avoine, 200 x de maïs, un peu d’orge chanvre, colza, haricots, navets fourragers et navette, 3500 x de p. de terre, 3000 x de betteraves f., 3000 x de fourrages art., 3000 x de foin, 500 hectol. de vin.

Assez nombreux noyers, pêchers, pommiers et poiriers.

On compte 210 chevaux, 15 ânes, 2 taureaux, 550 vaches, 300 élèves bovins, 100 porcs,     120 chèvres.

Il n’y a pas d’industrie, les produits agricoles sont le seul commerce de la com. ; 1 boucher,    1 boulanger, 3 épiciers, 1 md de tissus. Il s’y tient 4 foires par an, les 26 février, 26 mai,        26 juillet et 19 octobre.

Paroisse dont autrefois le chamarier de St Rambert nommait à la cure. – Le village dépendait de l’abbaye de St Rambert, en 1226 il fut cédé à Humbert, sire de Beaujeu, puis la seigneurie appartint successivement à la famille de la Juliane, aux dauphins du Viennois, aux comtes de Savoie, aux de la Baume, de Luyrieux, de Maréchal, de la Chambre, de Gorrevod, de Pigna, de Gilbert, de Digoine, de Trocu de la Croze ; entre temps cette seigneurie avait été réunie à la baronnie de la Valbonne, puis à celle de Meximieux et devenue elle-même baronnie.

En 1319 une charte de franchises et de libertés fut accordée aux gens de Bourg-St-Christophe, par Guichard VIII de Beaujeu.

 

Bourlière, ferme sur la com. de Neuville-sur-Renom, à env. 2500 m. S. O. du ch. l.

 

Bourly, ferme sur la com. de Neuville-sur-Renom, à env. 3 k. O. du ch. l.

 

Bourragat, ferme sur la com. de Chaleins, à env. 800 m. S. O. du bourg.

 

Bourrelière (la), petit ham. de la com. de Chevroux, à env. 1300 m. E. du ch. l. – Ancien fief possédé en 1789 par la famille Frère de la Falconnière.

 

Bourrelières (les), château sur la com. de St-Paul-de-Varax, à env. 2 k. N. du ch. l.

 

Bourrey, ruisseau. V. Borrey.

 

Bourseille, petit ruisseau prenant sa source sur le territ. d’Aranc, se réunit au S. du bourg d’Izenave avec le Merlet pour former le Borrey.

 

Boursin, ham. de 120 hab. de la com. d’Anglefort, à env. 1400 m. N. E. du bourg, près du Rhône (port) et du chemin de fer.

 




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