
AMBERIEU-EN-BUGEY, com. et ch. l. de cant. de l’arrt de Belley (46 k.) à 30 k. de Bourg, 4100 hab. Ecole primaire de garçons, école primaire de filles, école maternelle. – Aux Allymes une école mixte.
B. P. T. t. Gend Percept.
1° COMMUNE. - Le ch. l. 1634 hab. est situé sur les premières pentes du mont Luisandre, au débouché de la cluse de l’Albarine, il est traversé par le chemin de G. C. n° 36, de Neuville-sur-Ain à Virieu ; c’est le point de départ du chemin de G. C. n° 5, d’Ambérieu au pont de Frans par Chalamont.
La route nle n° 75 de Chalon-sur-Saône à Sisteron par Bourg et Lagnieu, traverse le territ. de la com. dans la partie O.
La rivière l’Albarine sert de limite à la com. au S.
Les principaux ham. sont : les Allymes, le Tiret, Vareilles, St-Germain, Jean-de-Paris et la Gare.
Les petits ham. et fermes isolés portent les noms de : Chez Perraudet, la Côte, Carré Rochais, Carré Cocard, Chagnieux, la Carronière, Léchère, la Maladière, Grange du Plan, les Abéanches, Croix-St-Georges, Echelles, l’Enfer.
La superficie est de 2460 hect. dont 750 en terres lab., 185 en prés, 20 en paturages, 412 en vignes, 330 de landes, 672 de bois, 17 en culture maraîchère ou jardinage.
Les principales récoltes sont : le vin 10.000 hectol., le blé 5000 x, l’avoine 2000 x, les betteraves f. 5500 x, les p. de terre 4500 x, le foin 5000 x, les fourrages art. 6000 x. Viennent ensuite, un peu de seigle, maïs, orge, sarrasin, colza, navette, fèves et haricots.
On trouve des noyers, pommiers, poiriers, pruniers et chataigniers.
On compte 175 chevaux, 10 mulets, 25 ânes, 10 taureaux, 36 bœufs, 380 vaches, 80 élèves bovins, 5 béliers, 35 brebis, 70 moutons, 25 agneaux, 50 porcs, 35 chèvres.
Les 672 hectares de bois ne sont, en grande partie, que des bois taillis de peu de valeur.
Aucun commerce important mérite d’être cité. Il y a marché aux denrées tous les mercredis ; 6 foires par an, le 17 janvier, le mercredi avant le 25 mars, le 1er mercredi de juin, le mercredi avant le 8 septembre, le 29 octobre et le 6 décembre.
On trouve 1 horloger, 1 md de bicyclettes, 1 md de bois, 4 bouchers, 5 boulangers, 2 bourreliers, 27 cafetiers, 1 entrepreneur de camionnage, 3 charcutiers, 3 charrons, 5 cordonniers, 10 épiciers, 4 quincaillers, 1 fondeur, 7 hôtels, 1 imprimeur, 2 maréchaux-ferrants, 2 patissiers, 5 plâtriers-peintres, 2 pharmaciens, 2 sabotiers, 4 serruriers, 3 mds de tissus.
Comme industrie, on trouve une scierie à vapeur au Tiret, un petit moulin à blé mû par l’eau, une fabrique de couvertures de laine et une manufactvre de Tulle à Vareilles, une usine à gaz, une fonderie de cuivre (2e fusion), une manufacture de Tulle à Jean-de-Paris, 3 fromageries façon gruyère.
Ambérieu-en-Bugey est une importante station du chemin de fer P.-L.-M. où se réunissent les lignes venant de Bourg, Lyon, Genève et Montallieu ; le mouvement des voyageurs et marchandises est des plus importants, en outre y existe de grands ateliers pour la réparation du matériel. Altitude 247.
C’est également la tête de ligne des chemins de fer E. S. E., ligne d’Ambérieu à Cerdon par St-Jean-le-Vieux et qu’on va bientôt prolonger jusqu’à Nantua. Une autre ligne est projetée d’Ambérieu sur Ars par Chalamont et Villars.
La perception d’Ambérieu comprend les com. d’Ambérieu-en-Bugey, Bettant, St-Denis-en-Bugey, St-Maurice-de-Rémens.
A l’entrée de la cluse de l’Albarine ou de St-Rambert, qui a servi de passage au chemin de fer de Lyon à Genève, Ambérieu a été de tout temps un point stratégique important. On a trouvé au ham. de St-Germain des traces de stations gauloises et la présence des romains y est attestée par la découverte de nombreuses poteries et médailles. Au XIIe siècle, les sires de Coligny y avaient un château-fort qui fut détruit par Biron, il n’en reste plus que deux tours énormes et quelques pans de murailles.
Aujourd’hui le bourg est descendu à flanc de coteau et tend à descendre de plus en plus dans la plaine en se rapprochant de la gare.
2° CANTON. – Le canton d’Ambérieu est situé à l’extrémité occidentale de l’arrt de Belley, il est limité au N. par ceux de Pont-d’Ain et Poncin, à l’O. par ceux de Chalamont et de Meximieux, au S. par celui de Lagnieu, enfin à l’E. par le canton de St-Rambert.
Il est arrosé par l’Ain dont la rive g. lui sert de limite à l’O. à différentes reprises. L’Albarine traverse la partie S. ; le Seymard afflt de g. de l’Ain arrose les com. de Douvres, Ambronay, Château-Gaillard et St-Maurice-de-Rémens, l’Oiselon également afflt de g. de l’Ain traverse le territ. de l’Abergement-de-Varey.
Du N. au S. le canton est parcouru par la route nle n° 75 de Chalon-sur-Saône à Sisteron par Bourg et Lagnieu.
Les chemins de G. C. sont les suivants : n° 5 d’Ambérieu au pont de Frans par Jean-de-Paris et St-Maurice-de-Rémens ; n° 12 de Priay à St-Martin-du-Fresne, passant au ham. de Vorgey, avec un embt sur Ambronay par Genoud ; n° 36 de Neuville-sur-Ain à Virieu-le-Grand, desservant Ambronay et Ambérieu ; n° 40 de Meximieux à Torcieu par St-Denis-en-Bugey avec embt sur St-Maurice-de-Rémens.
Le chemin d’I. C. n° 27 va d’Ambronay à St-Vulbas par St-Maurice-de-Rémens.
Sur le chemin de fer P.-L.-M. le cant. possède les gares d’Ambronay-Priay et d’Ambérieu. Sur les tramways ou chemins de fer E. S. E., il y a des stations ou haltes à Ambérieu gare, Ambérieu ville, Douvres et Ambronay.
La superficie du cant. est de 10.453 hect. se répartissant ainsi : 4937 de terres lab., 780 de prés, 25 d’herbages, 837 de pâturages et pacages, 800 de vignes, 800 de landes, 1850 de bois et forêts, 17 de jardins et 7 de culture maraîchère.
Le pays comprend des montagnes et de larges plaines, ce qui lui donne une grande variété d’aspect, néanmoins la production du sol n’est pas très variée. Les principales récoltes sont le blé, 27.000 x en moyenne annuelle, l’avoine 17.000 x, la p. de terre 20.000 x, le vin 22.000 hectol. dont la plus grande partie en vin rouge assez estimé, le foin 30.000 x, les fourrages art. 20.000 x.
Viennent ensuite : le maïs 1000 x, les betteraves f. 12.500 x, l’orge 600 x, le seigle 500 x, le sarrasin 200 x, un peu de légumes secs, du colza, de la navette et du chanvre.
On trouve des arbres fruitiers en assez grand nombre : chataigniers, noyers, pommiers, poiriers, pruniers et quelques pêchers.
Les bois appartiennent en général aux communes, les coupes s’y font trop souvent et par suite les produits sont médiocres ; les hautes futaies sont rares, le sapin n’est pas cultivé.
Dans le cant. on compte env. 460 chevaux, 20 mulets, 50 ânes, 40 taureaux, 140 bœufs, 2000 vaches, 750 élèves bovins, 20 béliers, 200 brebis, 200 moutons, 150 agneaux, 400 porcs, 150 chèvres.
A l’O. on trouve la partie montagneuse du cant. dont les sommets principaux sont : le Ratelier 735, l’Echaud 504, le Luisandre 809, les Allymes 504, le Charvet 754, les Brosses 428, les Boissières 439, et au S. de la Cluse de l’Albarine la montagne de Colloverge, l’éperon de la tour St-Denis 350.
A l’E. c’est la plaine de la vallée de l’Ain, à peine ondulée.
Le canton est surtout agricole et vinicole, sauf au ch. l. il n’y a pas beaucoup de commerce ; des marchés hebdomadaires ont lieu le mercredi à Ambérieu et le samedi à St-Denis-en-Bugey ; 6 foires par an à Ambérieu, 7 à Ambronay, 4 à St-Denis-en-Bugey et 4 à St-Maurice-de-Rémens.
Comme industrie du canton, on trouve 8 moulins à blé, 3 scieries de bois, 1 fab. de couvertures, 2 fab. de tulle, 2 fonderies de cuivre (2e fusion), 1 usine à gaz, 1 usine d’éclairage électrique, 1 fab. d’avant-trains de voitures, de nombreuses batteuses locomobiles, plusieurs fromageries.
La population des 8 com. du cant. est la suivante :
Abergement-de-Varey…………. 323 hab.
Ambérieu-en-Bugey……………. 4.100
Ambronay……………………… 1.282
Bettant…………………………. 459
Château-Gaillard……………….. 443
Douvres………………………... 317
St-Denis-en-Bugey…………….. 845
St-Maurice-de-Rémens………… 477
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Total pour le canton…………… 8.246 hab.
AMBERIEUX-EN-DOMBES, com. du cant. de St-Trivier-sur-Moignans (8 k.), arrt de Trévoux (13 k.), à 38 k. de Bourg. 805 hab.
B. P. T. t. – Percept. St-Trivier. – Gend. Villeneuve. – Gare P.-L.-M. St-André-de-Corcy. – E. S. E. Ars. – Une école primaire de garçons, une de filles.
Le ch. l., à l’altitude 309, est situé sur petit monticule à l’intersection du chemin de G. C. n° 5, d’Ambérieu-en-Bugey au pont de Frans par Villars, et du chemin d’I. C. n° 16 de Pont-de-Veyle à Lyon-Croix-Rousse par St-Trivier-sur-Moignans.
Le chemin d’I. C. n° 32 de Châtillon-sur-Chalaronne au Mas-Rillier (Miribel), passe également par le bourg d’Ambérieu-en-Dombes, venant de Ste-Olive et allant sur Monthieux.
A part quelques ondulations peu sensibles, le sol de la com. est à peu près plat, d’une altitude moyenne de 295 m.
Il n’y a aucun cours d’eau, mais de grands étangs s’étalent sur le territ. principalement dans la partie E. Ces étangs portent les noms de Chalarey, les Chassagnes, la Culotte, la Victoire, Bacherand, Fanneau, Masseron, etc.
Pas de ham. important mais de petits ham. et des fermes répartis sur le territ., ils s’appellent : Grange des Bruyères, Chavagneux, Grosse-Grange, à la Pras, Grange du Luminaire, au Jonchuy, Grange-Gaillot, Grange du Petit-Vermot, Grange du Grand-Vermot, Grang du Bois, la Micholière, les Brosses, Grange-Neuve, les Allouettes, la Botte, Fontanelle, Bérard, la Croix, le Panneau, le Buisson, les Bichonnées, la Culotte, les Maisonnettes, le Peuplier, le Pressoir, Masseron, la Garenne, la Carronnière, Grange-Blanche, Grange-Forêt, Grange-Razet, la Barre.
La superficie est de 1592 hect. dont 1180 en terres lab., 210 en prés, 120 en herbages, 50 en pâturages, 40 en landes, 52 en bois, 2 de jardins, pas de vigne.
La récolte annuelle moyenne est d’env. 5000 x de blé, 900 x d’avoine, 200 x de seigle, 300 x de sarrasin, 100 x de maïs, un peu de chanvre, 4000 x de betteraves f., 6500 x de foin et autant de fourrages art.
On compte env. 100 chevaux, 1 âne, 25 taureaux, 120 bœufs, 350 vaches, 180 élèves bovins, 2 béliers, 12 brebis, 5 moutons, 15 agneaux, 350 porcs, 100 chèvres.
La com. est principalement agricole, le commerce se réduit aux céréales, farines, bestiaux, fourrages et produits de la ferme ; les foires mensuelles d’Ambérieux-en-Dombes ont une certaine importance surtout pour les chevaux, elles ont lieu les deuxièmes mercredis de janvier et de février, les premiers mercredis de mars et d’avril, le 6 mai, le 11 juin, le dernier mercredi de juillet, le 24 août, le lundi après le 22 septembre, le 3me mercredi d’octobre, le 2 novembre et le 2me mercredi de décembre.
L’industrie est pour ainsi dire nulle.
On trouve 11 aubergistes, 2 bouchers, 3 boulangers, 7 épiciers, 3 mds de grains.
D’après la tradition, Ambérieux-en-Dombes aurait été une des résidences des premiers rois burgondes ; c’est là qu’aurait été proclamé ou promulgué en l’an 501, le titre XLII de la loi Gombette (altération de Gondebaud).
Ambérieux passa à l’abbaye de Cluny vers 934, il appartint aux sires de Villars, puis aux sires de Thoire et enfin aux ducs de Bourbon ; il était devenu le ch. l. d’une châtellenie de la Dombes, le château était un des plus beaux et des plus forts de la contrée ; il en reste, mais à l’état de ruine, un donjon carré, quelques tours et des pans de murailles.
L’église remonte au XIIIe siècle. Le bourg possède la statue en marbre du chirurgien Amédée Bonnet (1809-1858).
AMBLEON, com. du cant. de l’arrt de Belley (11 k.) 193 hab. – t.
P. Gend. Percept. Gare P.-L.-M. à Belley. – Ecole mixte.
La com. n’a pas de ham., les habitations sont toutes au ch. l., à l’altitude d’env. 335 m.
Le territ. est traversé par le chemin de G. C. n° 41 de Belley à Lhuis ; un embt de ce chemin se dirige sur la gare de Peyrieu par Conzieu en passant par le bourg d’Ambléon.
Le ruisseau de Sétrin, afflt du Gland, prend ses sources sur la com., cette dernière possède un lac (v. ci-dessous), à près de 700 m. d’altitude.
Le territ. est peu fertile, il comprend 588 hect. dont 100 de terres lab., 70 de prés, 190 de pâturages, 55 de vignes en hautins, 21 de landes, 318 de bois soumis à des coupes un peu trop répétées.
La récolte annuelle est d’env. 400 x de blé, 120 x d’avoine, 200 x de sarrasin, 100 x de maïs, 600 x de p. de terre, 200 x de betteraves f., 1000 x de foin, 500 x de fourrages art., 800 hectol. de vin, un peu de colza et de chanvre.
On trouve des chataigniers, noyers, pommiers, poiriers et pêchers. On récolte env. 50 kilog. de truffes par an.
On compte env. 10 chevaux, 4 taureaux, 30 bœufs, 70 vaches, 35 élèves bovins, 2 béliers, 20 brebis 10 moutons, 20 agneaux, 25 porcs, 3 chèvres.
Commune agricole sans commerce ni industrie, on trouve 1 md de bois en grume.
La seigneurie et la maison forte d’Ambléon étaient possédées au XVIIe siècle par la famille du Plastre.
Ambléon (lac d’). Lac pittoresque sur le territ. de la com. du même nom, vers 700 m. d’altitude, sur le bord du chemin de G. C. n° 41 de Belley à Lhuis. La profondeur est très grande, au fond se trouvent des sapins engloutis dans un bouleversement du sol. La circonférence est d’env. 1 k.
Amboyat (l’), ferme sur la com. de Vonnas, à env. 1200 m. S.-O. du ch. l.
AMBRONAY, com. du cant. d’Ambérieu-en-Bugey (6 k.), arrt de Belley (52 k.), à 26 k. de Bourg. 1282 hab. B. P. T. t. Percept.
Gend. à Ambérieu. – Gare P.-L.-M. sur la ligne de Bourg à Ambérieu. – Station E. S. E. sur la ligne d’Ambérieu à Cerdon. – Ecoles primaires de garçons et de filles. Ecole enfantine.
Le ch. l., à l’altitude de 250 m. est situé sur le Seymard, afflt de l’Ain, il est traversé par le chemin de G. C. n° 36, de Neuville-sur-Ain à Virieu-le-Grand.
La com. est en outre desservie : 1° par la route nle n° 75 de Chalon-sur-Saône à Sisteron par Bourg et Lagnieu, route qui passe au ham. de Coutelieu ; 2° par le chemin de G. C. n° 12, de Priay à St-Martin-du-Fresne passant au ham. de Vorgey ; 3° par un embt du précédent, allant de Priay au bourg d’Ambronay par le ham. de Genoud ; 4° par le chemin d’I. C. n° 27 de St-Vulbas à Ambronay.
Outre le Seymard, la com. est encore arrosée par le ruisseau de Nantay, afflt du Seymard.
Les principaux ham. sont : Coutelieu, Genoud, Longeville, Merland, le Vorgey, le Mollard, Championnière.
Les petits ham. et habitations isolées portent les noms de Bellaton, Grange-Blanche, Grange-Champagne, Grange-Valentin, Grange-Martin, Grange-Guérin, Grange-Laporte, Grange-d’Arand, Château de St-Graz, Grange-Cozon, Cozance, Salaport, Bussicot, Chez Convert, Jurancieux.
L’altitude varie de 250 m. au ch. l., 235 m. à Genoud, 492 à St-Graz, 504 au mont de l’Echaud.
La commune est importante par sa superficie qui est de 3310 hec. dont 1825 de terres lab., 224 de prés, 10 d’herbages, 275 du pâturages, 128 de vignes, 312 de landes, 2 de jardins, 502 de bois. Ces derniers, de valeur médiocre, sont situés dans la partie E. du territ.
La com. est riche par la variété et l’importance de ses cultures ; les principales récoltes sont : le blé 10.000 x, l’avoine 10.000 x, le vin 4000 hectol., les p. de terre 6000 x, le foin 6000 x, les fourrages art. 7000 x, les betteraves f. 1000 x. Viennent ensuite, seigle, maïs et orge 300 x chacun, 2 hect. env. sont cultivés en chanvre, un peu de colza, de navette, de haricots, de lentilles, de fèves et de pois.
On trouve de nombreux chataigniers, pêchers, pommiers et poiriers, quelques noyers et pruniers.
On compte env. 50 chevaux, 2 mulets, 2 ânes, 20 taureaux, 80 bœufs, 320 vaches, 300 élèves bovins, 10 béliers, 40 brebis, 100 moutons, 50 agneaux, 95 porcs et 45 chèvres.
Le commerce est peu important et se compose des produits de l’Agriculture et un peu de bois de construction. Des foires ont lieu le samedi après le 2 février, le samedi après le 25 mars, le 3e samedi de mai, le 1er samedi de juillet, le samedi après le 25 août, le samedi après le 8 septembre et le samedi après le 8 décembre.
On trouve 2 mds de bois, 2 bouchers, 1 boulanger, 6 cafés, 2 charrons, 2 entrepreneurs, 5 épiciers, 1 fondeur de cuivre (2e fusion), 1 md de fromage en gros, 1 hôtel, 1 maréchal ferrant, 3 menuisiers, 2 serruriers.
Comme industrie on peut citer un moulin à blé (au ch. lieu) de 2 paires de meules et une de cylindres, une fabrique d’avant-trains de voitures occupant une douzaine d’ouvriers, une scierie à vapeur (à la gare) occupant 4 ouvriers, une fromagerie genre fruitière ayant travaillé en 1903, env. 1860 hectolitres de lait, 2 batteuses à vapeur.
La perception d’Ambronay comprend les com. d’Ambronay, l’Abergement-de-Varey, Château-Gaillard, Douvres.
Au moyen âge, Ambronay a possédé un célèbre monastère de l’ordre de St-Benoît, construit sous Charlemagne par St-Barnard, plus tard évêque de Vienne. Cette abbaye fut enrichie de nombreuses dotations et ses possessions territoriales furent considérables ; elle relevait directement du St-Siège, néanmoins les abbés, élus par les religieux, devaient être confirmés et installés par l’archevêque de Lyon.
Ces abbés étaient seigneurs de la ville qui était ceinte de murailles et de fossés dont il ne reste plus que des vestiges, une troupe du duc de Bourbon l’ayant ravagée en 1408.
Du cloître, il ne reste que des murs et des colonnes ; l’église gothique existe encore, c’est un curieux monument d’architecture avec inscriptions, troncs et bénitiers très anciens, tombeau avec la statue d’un abbé, escalier Louis XIII, vitraux et stalles du XVIe siècle, porche ogival servant d’entrée à la sacristie.
On voit les vestiges d’un camp romain, près de la gare, au lieu dit à la Motte des Sarrasins.
Ambronay-Priay, station du chemin de fer P.-L.-M, ligne de Mâcon à Genève, entre celles de Pont-d’Ain (7 k.) et d’Ambérieu (5 k.), sur le territ. de la com. d’Ambronay, à env. 2200 m. du ch. l. – Altitude 242.
AMBUTRIX, com. du cant. de Lagnieu (5 k.), arrt de Belley (50 k.), à 33 k. de Bourg. 236 hab. – t. – P. T. à St-Denis-en-Bugey. – Gend. Lagnieu. – Percept. à Villebois – halte sur le chemin de fer d’Ambérieu à Montalieu (P.-L.-M.) entre les stations d’Ambérieu (3 k.) et de Vaux (1 k.), altitude 254. – Une école mixte.
Le ch. l. est situé sur le Buisin, afflt de g. de l’Albarine, à 1 k. de la route nle n 75, de Chalon-sur-Saône à Sisteron par Bourg et Lagnieu, moitié en plaine, moitié sur le coteau, presque tous les habitants sont propriétaires et se livrent à la culture ou à la viticulture.
La com. n’a pas de ham., une seule ferme isolée, à 1 k. O. du bourg, à 100 m. de la route nle, porte le nom de la Mure.
La superficie est de 522 hect. dont 322 de terres lab., 16 de prés, 60 de vignes, 22 de landes, 84 de bois, 1 de jardin.
La récolte moyenne annuelle est d’env. 750 x, de blé, 600 x d’avoine, 150 x de seigle, 800 x de p. de terre, 800 x de betteraves f., 500 x de foin, 3000 x de fourrages art., 1500 hectol. de vin, un peu d’orge de sarrasin et de maïs.
On compte env. 40 chevaux, 2 mulets, 2 ânes, 2 taureaux, 2 bœufs, 75 vaches, 15 élèves bovins, 2 béliers, 8 brebis, 2 moutons, 7 agneaux, 12 chèvres.
On trouve des pêchers, pommiers et poiriers.
Pas ou peu de commerce, pas d’industrie.
Avant la révolution, Ambutrix dépendait du marquisat de St-Sorlin ; dans la partie supérieure du village se trouvent les ruines d’un ancien château du XIIIe siècle qui s’appelait le château des Verneaux et appartenait à la famille de Vareilles.
Améries (les), partie S. du ch. l. de Villeneuve, 30 hab.
Ameyzieu, ham. de la com. de Talissieu, à env. 1500 m. N. O. du ch. l. ; c’est un joli village d’env. 110 hab. enfoncé au milieu des arbres sur le ruisseau le Laval et l’embt du chemin de G. C. n° 37 allant de Béon à Artemare. Ameyzieu avec son annexe le Moulin formait autrefois une com. dont dépendait Artemare. Ancienne paroisse aujourd’hui supprimée.
Anconnans (l’), petit ruisseau, afflt de dr. de l’Oignin, source à la fontaine de Sonnant, com. d’Izernore qu’il traverse en entier du S. au N., traverse également la com. de Samognat où il se termine ; cours d’env. 8 k.
Andamour, ferme de la com. de Peyrieu, à env. 1 k. S.-E. du ch. l., près du Rhône, sur la route nle n° 92, de Valence à Genève par Belley.
Andert, ham. de la com. d’Andert-Condon, sur un mamelon entre le château et la forêt d’Andert, à env. 1700 m. S. du ch. l., 60 hab.
ANDERT-CONDON, com. du cant. et de l’arrt de Belley (6 k.), à 69 k. de Bourg, 311 hab. 1 école mixte. P. Gend. et Percept. à Belley. – T à la gare de Chazey-Bons (4 k.).
Le ch. l. de la com. est au ham. de Condon (env. 150 hab.), les autres ham. sont : Andert, Gevrin, Bogneins, les Baraques. Les fermes isolées portent les noms de Rogein, Rive ou du moulin d’Andert, Beauregard, Duvachat, Neyrod.
Le chemin d’I. C. n° 33, de Contrevoz à Lavours passe à Condon, un embt se dirige sur Andert. Le chemin de G. C. n° 32 de Belley à Serrières par Contrevoz coupe la partie S. du territ. de la com. A l’extrême S. passe le chemin de G. C. n° 41 de Belley à Lhuis qui dessert la scierie de Bogneins.
La com. est arrosée par le Furans qui lui sert de limite à l’E.
L’altitude varie de 223 (Bogneins) à 332 (Beauregard).
La superficie est de 506 hect. dont 175 de terres lab., 97 de prés, 58 de blachères, 22 de pâturages, 65 de vignes, 16 de landes, 152 de bois, 2 de jardins.
La récolte moyenne annuelle est d’env. 800 x de blé, 300 x d’avoine, 1500 x de p. de terre, 2000 x de betteraves f., 3000 x de foin, 1400 x de fourrages art., 1800 hectol. de vin, un peu de maïs, sarrasin, orge, seigle, colza et navette.
Beaucoup de petits jardins dont les produits alimentent le marché de Belley ; les chataigniers et noyers existent en assez grand nombre.
On compte 9 chevaux, 3 ânes, 10 taureaux, 60 bœufs, 200 vaches, 10 élèves bovins, 10 béliers, 70 brebis, 80 moutons, 40 agneaux, 50 porcs, 10 chèvres.
Le commerce est presque nul, il s’y tient une fois tous les ans le 19 février.
L’industrie comprend : 1° une scierie de bois et une scierie de pierre à Bogneins, établissements de peu d’importance ; 2° un moulin à blé, à Andert, travail local avec deux paires de meules ; 3° deux fromageries, dont l’une à Condon, l’autre à Gevrin, chacune fabrique à peine 25 kilog. de fromage de gruyère par jour.
La seigneurie d’Andert fut possédée d’abord par des gentilshommes du nom (XIIe siècle), puis elle passe successivement aux familles de Grammont, de Migieu, de Paraz.
Andrés (les), ham. de 80 hab. de la com. de Beynost, à env. 900 m. O. du ch. l.
Andrière, étang sur la com. de Saint-Paul-de-Varax.
Ane. Le nombre d’animaux de l’espèce asine, ânons et ânesses (adultes et jeunes) existant dans le dépt de l’Ain est d’env. 1800, dont 930 dans l’arrt de Trévoux (51 pour cent), 415 dans celui de Belley, 270 dans l’arrt de Bourg, 170 dans celui de Nantua et une dizaine seulement dans les 3 cantons de Gex.
Il semble que l’effectif de ces animaux diminue de quelques unités chaque année.
Comparé à la France entière, le dépt de l’Ain ne possède qu’un demi % des animaux de race asine qui y existent (36.000), il occupe le 63e rang, c’est-à-dire que 62 dépts comptent plus de ces animaux et 33 moins.
Ange (l’), ferme sur la com. de Cras-sur-Reyssouze, à env. 2500 m. N.-E. du bourg, près du Salençon.
Ange (l’), ruisseau afflt de dr. de l’Oignin, prend sa source sur le territ. d’Apremont qu’il quitte vite pour pénétrer sur celui d’Oyonnax, paraissant vouloir se diriger vers le N.-O. Au sud de la ville d’Oyonnax, il change brusquement de direction, coulant vers le S.-O., se grossit à dr. de la Sarsouille, arrose Bélignat, Groissiat, Martignat et le territ. de Montréal, finit près du bourg de Brion. Cours d’env. 17 k.
Angenières (les), fermes sur la com. de Bouligneux, les grandes à 1900 m. N.-E. du ch.-l., les petites à env. 2100 m. N. du ch. l.
ANGLEFORT, com. du cant. de Seyssel (6 k.), arrt de Belley (24 k.), à 91 k de Bourg. 964 hab.
B. P. t. – Gend. et Percep. à Seyssel – Station du chemin de fer P.-L.-M., ligne de Lyon à Genève, entre Culoz (9 k.) et Seyssel (6 k.), altitude 249 – Au ch. l. une école de garçons, une école de filles, au hameau de Moiret une école mixte.
Le ch. l. est une ancienne ville romaine, assise sur un promontoire du Colombier, dans la vallée du Rhône, sur un petit afflt de ce fleuve, appelé le petit Rhône.
La route nle n° 92, de Valence à Genève par Belley, traverse la com. du S. au N. en passant par le ch. l.
Les ham. portent les noms de : Rhémoz, Moiret, Egey, Vigny, Mieugy, Boursin, Court, Chevrier, Sous-Bouilloud, Champrion, Lavanche, Bézonne, St-Cyr.
Les maisons isolées s’appellent Chartreuse d’Arvières, Grange de Charbémène, Grange des Scioux.
Le massif du Grand-Colombier parcourt la com. en entier, le sommet (1584) se trouve sur la limite O. du territ. avec celui de Virieu-le-Petit. Le plateau supérieur est boisé en sapins et hêtres, on y trouve également de belles prairies. Une baisse brusque de 500 m. conduit dans une région de roches et de brousailles à peu près inhabitée. Vers 500 m. d’altitude commence la partie cultivée. Sur les bords du Rhône, une plaine basse et marécageuse est souvent ravagée par les inondations.
La superficie est de 3129 hectares dont 432 de terres lab., 340 de prés et herbages, 606 de pâturages, 55 de vignes, 530 de landes, 970 de bois, 2 de jardins.
La récolte moyenne annuelle est d’env. 1500 x de blé, 400 x de méteil, 200 x d’orge, 400 x d’avoine, 150 x de maïs, 4000 x de p. de terre, 2500 x, de betteraves f., 8000 x de foin, 7500 x de fourrages art., 2000 hectol. de vin, un peu de seigle, sarrasin, haricots, lentilles, pois, fèves, chanvre et colza.
On trouve des pommiers et poiriers. Une culture particulière à la com. est celle de la racine d’iris.
On compte 5 chevaux, 1 mulet, 15 taureaux, 130 bœufs, 450 vaches, 140 élèves bovins, 10 brebis, 10 agneaux, 145 porcs, 80 chèvres.
Le commerce est sans importance, il s’y tient deux foires par an, le 28 février et le 25 mai ; 3 auberges, 2 maçons, 2 meuniers, 2 patrons tailleurs de pierre.
L’industrie exploite au ham. de St-Cyr, deux carrières de pierre, occupant ensemble une quinzaine d’ouvriers ; l’une de ces carrières donne une pierre de taille fine et douce, l’autre une pierre blanche facile à couper. Deux moulins à blé, dont un à Mieugy, de minime importance ; une petite fromagerie.
Il existe encore quelques parties d’un ancien château fort, ancien fief en toute justice possédé successivement par les familles de Maillans et de la Porte. Un prieuré de bénédictins y était établi au moyen-âge.
Angrière, ham. d’env. 80 hab., com. de St-Rambert, à env. 2500 m. O. du ch. l.
Annaz, petit ruisseau afflt de dr. du Rhône, source au N. de Peron qu’il arrose, traverse la partie S.-E. du territ. de Farges où il reçoit à g. le Nant de Groise et à dr. le Béaz, finit sur la com. de Pougny ; cours de 7 à 8 k.
Anoz, ferme sur la com. de St-Jean-sur-Reyssouze, à 200 m. du ch. l.
Ansolin, gros ham. de 280 hab. com. de Lhuis, à env. 1500 m. S.-O. du ch. l., sur le chemin de G. C. n° 10 de Lhuis au pont d’Evieu et à Belley par St-Benoît.
Antinets (les), ham. de la com. de St-Eloi, à env. 1 k. N.-E. du ch. l., près d’un étang du même nom, d’une étendue d’env. 3 hect.
Apiculture. En 1902, on a compté dans le dépt de l’Ain 21.581 ruches en activité ayant fourni au total 150.113 kilog. de miel qui, au prix moyen de 1 fr. 36 le kilog, donne un revenu de plus de 200.000 francs ; en outre la récolte de cire a été, la même année, de 23.582 kilog. vendue au prix moyen de 1 fr. 87, soit au total 44.000 francs.
L’ensemble des produits de l’apiculture a donc fourni un revenu de près de 250.000 francs ; sous ce rapport, le dépt de l’Ain occupe le 11e rang, c’est-à-dire que seulement 10 autres ont produit plus de miel et de cire que lui. L’apiculture se développe surtout dans le Bugey et le pays de Gex.
Il existe une société d’apiculture et d’insectologie dont le Préfet, le Maire de Bourg et l’Inspecteur d’académie sont les présidents d’honneur.
Appéum, petit ruisseau, afflt de g. de la Saône, sources sur la com. de Francheleins, passe à Amareins où il emplissait autrefois les fossés du château, arrose le ham. de Thiollet, et finit dans la Saône à 1 k. en aval de Montmerle. Ce ruisseau fait marcher le moulin d’Amareins, sur la limite S. de la com.
Une tradition incertaine prétend que ce ruisseau tire son nom d’une ancienne ville grecque bâtie sur ses bords et détruite au temps des guerres de Septime Sévère et d’Albin.
Appregnin, ham. de la com. de St-Germain-les-Paroisses (200 h.), à env. 1 k. S.-O. du ch. l. sur le chemin de G. C. n° 41 de Belley à Lhuis. Huilerie et moulin à blé.
APREMONT, com. du cant. et de l’arrt de Nantua (10 k.), à 52 k. de Bourg. 306 hab. – t – P. T. Gend. Nantua. – Percept. St-Germain-de-Joux. – Ecole mixte.
Sur un sommet de 1000 m. d’altitude existait autrefois un château féodal et, près de lui, l’église et le cimetière. Depuis env. 85 ans, l’église, le presbytère et la mairie ont été construits un peu à l’E. des ruines du château, au ham. du Petit-Vallon, c’est là maintenant le ch. l. de la com. situé à l’extrêmité du chemin d’I. C. n° 24, de Port à Apremont par Nantua.
Un peu au N. du Petit-Vallon se trouve le ham. le plus important de la com. le Grand-Vallon, 150 hab.
Ces deux ham. sont situés dans une petite vallée entourée à l’E. et à l’O. de chaînes élevées de 1000 à 1100 m., en majeure partie couvertes de belles forêts de sapin.
Deux autres ham., la Gottetaz et Ablatrix. Comme habitations isolées : Planaize, l’Entrepôt, la ferme du lac Genin, les Granges, Molet, Sous le Mont, Veyment, Aux Cris, les Eterres, Préoger.
L’Ange, ruisseau afflt de g. de l’Oignin, prend sa source à quelques centaines de m. au N. de l’église et coule vers le N. se dirigeant sur Oyonnax. Au N.-O. du territ. et en partie sur lui se trouve le lac Genin.
Le mt Charmont, un peu à l’O. d’Ablatrix, a 892 m. d’altitude ; le signal de la Gottetaz, à l’O. du ham. du même nom a 1037.
La superficie de la com. est de 1482 hect. dont 270 de terres lab., 565 de prés, 200 de pâturages, 75 de landes, 333 de bois, sapins, taillis et hautes futaies.
La récolte annuelle est d’env. 400 x de blé, 450 x d’orge, 50 x d’avoine, 800 x de pommes de terre, 2000 x de fourrages art., 7000 x de foin.
On compte 3 chevaux, 1 mulet, 2 ânes, 10 taureaux, 30 bœufs, 310 vaches, 200 élèves bovins, 6 béliers, 24 brebis, 10 moutons, 12 agneaux, 50 porcs, 8 chèvres.
Pas de commerce, sauf une épicerie. Les hab. se livrent à l’exploitation des bois et à l’élevage du bétail, favorisé par d’excellent fourrage. Il n’y a qu’une industrie, celle de la fabrication du fromage de gruyère, la fruitière, en 1903, a mis en exploitation 3330 hect. de lait. Un petit moulin à Planaize chôme la plupart du temps.
Les ruines du château d’Apremont sont sur un monticule dénudé. Ce château fût bâti par les sires de Thoire et Villars à la fin du XIIIe siècle, pour tenir en respect les prieurs de Nantua ou leurs vassaux d’Echallon, de Charix, de Belleydoux et de St-Germain. En 1402 il fut vendu au comte de Savoie, puis passa aux Mareste de Mondragon et aux Tocquet de Montgriffon. Il a été détruit par un incendie à la fin du XVIIe siècle.
ARANC, com. du cant. d’Hauteville (10 k.), arrt de Belley (43 k.), à 43 k. de Bourg. 657 hab. – t – P. T. à Hauteville. Percept. Hauteville. Gend. Hauteville. – Gare P.-L.-M. St-Rambert (13 k.). – Une école primaire de garçons et une de filles au ch. l., deux écoles mixtes à Rougemont et à Résinand.
Le ch. l. est sur le chemin de G. C. n° 34 de St-Rambert à Brénod, et sur le chemin de G. C. n° 8 de Corlier à Virieu-le-Grand par Hauteville.
Le territ. est arrosé par le Borrey qui y prend sa source au S.-O. du ch. l. pour couler vers la com. d’Izenave. La Mandorne, afflt de l’Albarine, prend également sa source sur le plateau d’Aranc, à l’E. du ch. l.
Les hameaux sont ceux de Rougemont, Résinand et les Pezières. Les autres habitations isolées se nomment Salagnat, Malaval, Colognat, Gorge, Grange-Goyet.
L’altitude moyenne dépasse 700 m.
La superficie est de 2165 hect. dont 434 de terres lab., 241 de prés, 433 de pâturages, 5 de vignes, 228 de landes, 780 de bois, 3 de jardins.
La récolte moyenne annuelle est d’environ 1000 x de blé, 500 x d’avoine, 350 x de méteil, 350 x d’orge, 3000 x de p. de terre, 500 x de betteraves f., 10.000 x de foin, 7000 x de fourrages art., un peu de vin, de chanvre, haricots, lentilles, pois et fèves.
On trouve des noyers, pommiers et poiriers.
On compte env. 15 chevaux, 1 mulet, 1 âne, 12 taureaux, 525 vaches, 330 élèves bovins, 5 moutons, 65 porcs, 18 chèvres.
La com. est presque entièrement agricole, le commerce consiste dans l’exportation du bois de chauffage, des bestiaux et de leurs produits. Il se tient au ch. l. deux foires marchés le 1er avril et le 12 octobre. 4 auberges.
Au hameau de Colognat se trouvent 2 moulins à 2 paires de meules chacun, mûs d’une façon intermittente par la force hydraulique seule.
Trois fromageries, une au ch. l., une à Rougemont, l’autre à Résinand, elles ont respectivement mise en œuvre en 1903, 4000, 600 et 2000 hectolitres de lait ; à elles trois elles donnent une production annuelle d’env. 600 x de fromage de gruyère.
On trouve de nombreuses carrières de pierres de taille et de pierres à bâtir, mais elles sont peu exploitées par suite de la difficulté des communications. Au ham. de Résinand se trouve un commencement d’exploitation d’une mine de manganèse.
3 charrons-forgerons, 9 menuisiers-charpentiers, 15 maçons, 8 métiers à tisser la soie, à domicile.
La paroisse d’Aranc a été mentionnée dès le XIIIe siècle, comme dépendant de la seigneurie de Rougemont. Dans le hameau de ce nom, se trouvent des souvenirs féodaux.
Arand, ou Grange d’Arand, ferme sur la com. d’Ambronay, à env. 800 m. N. du bourg, près du chemin de G. C. n° 36 de Neuville-sur-Ain à Virieu-le-Grand par Ambérieu.
ARANDAS, com. du cant. de St-Rambert (11 k.) arrt de Belley (38 k.), à 52 k. de Bourg, 418 hab. P. et Percept. à St-Rambert. Gare et T. à Tenay (8 k.). Gend. à Tenay. – Ecole primaire de garçons.
Située sur un plateau aride de près de 800 m. d’altitude moyenne avec à l’E, la Combe des Hôpitaux et à l’O. la vallée de la Caline, la com. est desservie par le chemin d’I. C. n° 23, de la ferme de Coux à Argis ; elle n’est arrosée par aucun cours d’eau et les hab. n’ont pour leur fournir l’eau potable qu’une fontaine et quelques citernes. Presque tous les hab. sont propriétaires. Le ch. l. est divisé en 2 agglomérations, d’en haut et d’en bas à environ 500 m. de distance.
2 hameaux, Indrieux et Chantignieux, une ferme au S. appelée grange de la Poyaz.
La superficie est de 1410 hect. dont 653 de terres lab., 50 de prés, 300 de paturages, 165 de landes, 161 de bois et 1 de jardins.
La récolte moyenne annuelle est d’env. 2000 x de blé, 1000 x d’avoine, 1500 x de p. de terre, 800 x de betteraves f, 4000 x de foin, 800 x de fourrages art., un peu de lentilles.
On trouve des noyers, pommiers et poiriers.
On compte 2 chevaux, 2 ânes, 10 taureaux, 30 bœufs, 250 vaches, 65 élèves bovins, 110 brebis, 10 moutons, 25 agneaux, 70 porcs, 2 chèvres.
Le commerce est insignifiant et l’industrie comprend uniquement une fromagerie produisant env. 160 x de gruyère par an. En 1903, elle a mis en œuvre 2500 hectol. de lait.
L’église est du XIIe siècle, mais elle a été plusieurs fois restaurée.
Arandas dépendait des moines de St-Rambert, ils y avaient un château destiné à arrêter les incursions des chartreux de Portes. Plus tard la com. passa à la maison de Savoie. Au XVIIIe siècle la seigneurie d’Arandas était possédée par la famille Trocu de la Croze.
Arandas (les), fermes sur la com. de Chalamont, à env. 2500 m. N. E. du ch. l.
Arandon, ham. de 40 h., com. de Groslée à env. 2 k. N. du ch. l., sur le chemin de G. C. n° 10 du Pont d’Evieu à Lhuis. Ce ham. existait déjà en 1271.
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