
A
Abbatiale, ham. de la com. de Crans, à env. 3200 m. O. du ch. l., sur la Toison. C’est l’emplacement d’une ancienne abbaye de Citeaux. On appelle aussi ce ham. Chassagne.
Abbaye, ham. de la com. de Chazey-Bons, près et au S. du ch. l. Sur le Furans où existe un moulin d’une paire de meules et 3 paires de cylindres.
Le ham. tire son nom d’une ancienne abbaye de Bernadines, fondée en 1155 par Marguerite de Savoie, fille du comte Amédée II. Au XVIIe siècle, les dames de Bons tombèrent dans le désordre et l’oubli le plus complet de la discipline du cloître. Pierre Camus, évêque de Belley et son successeur Jean de Passelaigue, furent impuissants à réprimer ces écarts de discipline. Le cardinal de Richelieu, devenu abbé de Citeaux, vainquit leur résistance en approuvant les mesures de l’évêque ; les religieuses se retirèrent dans une maison à Belley abandonnant leur monastère, témoin de leur vie dissipée. De ce couvent, il ne reste que d’informes débris.
Abbaye, ham. de 270 hab., ch. l. de la com. de Chézery ; près de la Valserine, sur le chemin de G. C. n° 16, de Bellegarde à la route nle n° 6. Tire son nom de l’ancienne abbaye de l’ordre de Citeaux, fondée en 1140, par Amédée III, comte de Savoie, et détruite en 1590 par les Bernois.
Abbaye (l’), ferme et château, com. de St-Rambert, à env. 1 k. N. du ch. l. près du Brevon.
C’est là que s’élevait autrefois une abbaye dont la légende fait remonter la fondation à St-Domitien, vers l’an 624. Agrandie et fortifiée plus tard, elle eut au moyen âge une certaine importance. Il en reste une chapelle souterraine, basse et sombre, dont la voûte est soutenue par de grossiers piliers surmontés de chapiteaux d’une sculpture naïve et informe. Au-dessus se trouvent les statues noircies et assez bien conservées de St-Domitien et de St-Rambert ; çà et là des débris gisant épars sur le sol ou noyés dans les constructions modernes, élevées sur les ruines du vieux monastère.
Abéanches (les), ham. de la com. d’Ambérieu-en-Bugey, à env. 3 k. S.-E. du ch. l. entre le chemin de G. C. n° 36, de Neuville-sur-Ain à Virieu-le-Grand par St-Rambert, et le bois d’Ambérieu.
On a trouvé sur ce point des objets gallo-romains.
Abergearge (l’), bois dans la partie E. de la com. de Cormaranche.
Abergement (l’), ch. l. de la com. de l’Abergement-Clémencia, sur le chemin vicinal unissant ce ch. l. avec le chemin de G. C. n° 7 de Chalamont à Thoissey et avec le chemin d’I. C. n° 14 de Tossiat à Thoissey par Neuville-sur-Renom. 132 hab.
L’Abergement est mentionné comme fief dès le commencement du XIVe siècle, le château-fort avait été bâti par les Chabeu, seigneurs de St-Trivier-sur-Moignans. Il n’en reste plus que des ruines.
ABERGEMENT-CLEMENCIA (l’), com. du cant. de Châtillon-sur-Chalaronne (6 k.), arrt de Trévoux (32 k.), à 25 k. de Bourg. 629 hab.
P. T. Gend. Percep. à Châtillon-sur-Chalaronne. – Ecoles primaires de garçons et de filles. Ecole enfantine.
Le territ. à l’altitude moyenne de 240 m. est arrosé par la Chalaronne qui coupe la partie S. en passant près du ham. des Chèvres. Un des afflt de dr. de la Chalaronne, le bief de la Glenne, a ses sources sur la com. et lui sert de limite à l’O. Le ruisseau le Payon, autre afflt de dr. de la Chalaronne, sert de limite à l’E. Un des afflts de g. de la Veyle, le bief Bourban, a également ses sources sur la com. et sert de frontière au N.-E.
Le chemin de G. C. n° 7, de Chalamont aux ponts de Thoissey et de St-Romain par Châtillon, passe dans la partie S. du territ., près du ham. de Clémencia. Le chemin d’I. C. n° 14, de Tossiat à Thoissey par Neuville-sur-Renom, traverse la partie N. de la com. en passant près du ham. de Vieux-Bourg.
Le ch. l. est au ham. de l’Abergement sur un chemin vicinal ordinaire unissant les deux chemins ci-dessus.
Les autres ham. sont : Clémencia, les Métras, les Chèvres, le Vieux-Bourg, les Pichoux, Chamandry, la Genette, le Mont, le Sapet, Moussière, Pommerel, la Fraze, les Basques, Butet, les Vignes.
Les fermes isolées se nomment : le Fayard, le Péage, la Carronnière, la Féole, la Nicolière, l’Ordre, Polain, Maud, Bramafan, Guillermet, le Panoyer, le Château.
La superficie est de 1561 hectares dont 720 en terres labourables, 300 en prés ou herbages, 50 en vignes, 430 en bois (principalement dans la partie N.), 1 en jardins, 4 de landes.
La récolte principale est celle du blé, environ 3000 x par an, viennent ensuite 1000 x de sarrasin, 2000 x de p. de terre, 4000 x de betteraves f., 6000 x de foin, 1000 x de fourrages art., 200 x de seigle, 300 x de maïs, 400 x d’avoine, un peu de haricots, pois, orge. La vigne est cultivée avec des produits intercalaires, elle donne une récolte annuelle d’env. un millier d’hectol.
On compte environ 38 chevaux, 7 taureaux, 60 bœufs, 135 vaches, 85 élèves bovins, 180 porcs, 95 chèvres.
La commune est essentiellement agricole, le commerce et l’industrie y sont à peu près nuls, sauf un moulin de 3 paires de cylindres, sur la Chalaronne, au hameau des Chèvres, ce moulin possède une machine à vapeur pouvant suppléer au manque d’eau.
On trouve 1 aubergiste, 1 boulanger, 2 épiciers.
La commune est formée des anciennes paroisses de l’Abergement et de Clémencia. On y voit les restes des murs d’enceinte d’un vieux château du XIVe siècle bâti par les Chabeu, seigneurs de St-Trivier-en-Dombes. Après les de Chabeu la seigneurie de l’Abergement appartint aux de Navilly puis aux Galois de la Baume. Au Péage existe une ancienne chapelle où se réunissaient les catholiques au XVIIe siècle, quand les protestants occupaient l’Abergement. Quatre poypes semblent indiquer que le territ. a été habité à l’époque gauloise.
ABERGEMENT-DE-VAREY (l’), com. du cant. d’Ambérieu (14 k.), arrt de Belley (45 k.), à 29 k. de Bourg, 323 hab. – t. – P. Gend. Percept. à Ambérieu-en-Bugey – Ecole primaire de garçons.
La com. est formée de ham. disséminés dans une dépression où coule l’Oiselon ; ces ham. portent les noms de : Chez les Lièvres, Côte-Savin, Dalivoy, les Granges, la Scierie de Cassieux, Chabois, Sous-Chaly, la Forêt, Gavet.
Le fermes isolées s’appelent Lhuir, la Cordière, Grange-Ratelier, Grange de la Montagne.
Le chemin d’I. C. n° 13, allant de St-Jean-le-Vieux à St-Rambert, suit la vallée de l’Oiselon, en passant au ch. l. de la commune.
Montagne du Ratelier, 735 m., à l’E. du territ ; de l’Echaud, 504, au S. E.
Le ruisseau l’Oiselon a ses sources dans la montagne du Ratelier, c’est un afflt de g. de l’Ain, il passe à l’Abergement où il fait mouvoir un moulin. Le ruisseau le Riez sert de limite au N.
La superficie est de 915 hect. dont 165 de terres lab., 144 de prés ou pâturages, 136 de vignes, 70 de landes, 1 de jardins et 265 de bois taillis, ces derniers sont surtout situés dans les parties E. et S. du territ.
La récolte annuelle est d’env. 500 x de blé, 450 x d’avoine, 120 x de pommes de terre, 600 x de betteraves f., 2000 x de foin, 4000 hectol. de vin, un peu de maïs, haricots et fourrages art.
On trouve des chataigniers et des noyers. quelques pommiers et poiriers.
On compte environ 3 chevaux, 2 mulets, 2 ânes, 2 taureaux, 16 bœufs, 150 vaches, 25 élèves de l’espèce bovine, 5 béliers, 80 brebis, 30 agneaux, 30 porcs, 15 chèvres.
La com. est agricole, le commerce et l’industrie y sont nuls. Un petit moulin de 2 paires de meules, au ch. l. est actionné par les eaux de l’Oiselon.
L’Abergement-de-Varey est mentionné pour la première fois dans une bulle du pape Alexandre, de l’an 1169.
Abreuvoir (l’), ferme sur la com. de Bâgé-le-Châtel à env. 300 m. du ch. l.
Ablatrix, ham. de 35 hab. com. d’Apremont, à env. 1500 m. N. O. du ch. l.
Académie. Le dépt de l’Ain fait partie du ressort de l’académie de Lyon qui comprend les dépts du Rhône, de l’Ain, de la Loire et de Saône-et-Loire. Le Recteur est à Lyon ; un Inspecteur d’académie est en résidence à Bourg, il est assisté d’un secrétaire, de deux commis d’inspection et d’un employé comptable.
Achat (l’), ferme sur la com. de Champfromier, à env. 4 k. N. O. du bourg.
Acout (N. D. d’), chapelle sur la com. d’Arlod, près la ferme du Martinet et du petit ruisseau de Poé Les com. voisines y viennent en pélerinage du 8 au 15 septembre.
Acoyeu, tuilerie sur la com. de Brens, près du ham. du Petit Chantemerle.
Ancienne maison de Templiers, la plus ancienne du dépt, le chapitre de Belley en concéda l’emplacement et Guillaume, évêque de Belley, consacra l’église en 1149. Après la suppression de l’ordre du Temple, Acoyeu fut donné aux chevaliers de St-Jean-de-Jérusalem et devint une simple commanderie.
Adams (les), ham. de 100 hab. com. de Cras-s-Reyssouze, à env. 500 m. N. du bourg.
Adou (l’), fontaine et ruisseau sur la com. de Vieu-en-Valromey ; la fontaine est des plus pittoresque, le ruisseau se jette dans l’Arvière.
Agathe (l’), ferme sur la com. de Romans, à env. 1800 m. N. E. du ch. l.
Aglomérie (l’), nom du ham. ch. l. de la com. de St-Maurice-de-Gourdans.
Agneaux. V. Ovine.
Agnelets (les), ferme sur la com. de Romans, à env. 800 m. N. du ch. l.
Agneloup, ferme sur la com. de Simandre à env. 3 k. du ch. l.
Agneloux (les), ferme sur la com. de St-Jean-le-Vieux à env. 2500 m. S. O. du ch. l.
Agnens, ruisseau ayant ses sources sur le versant E. du plateau de la Croix de la Roche, com. de St-Germain-les-Paroisses, où il arrose le ch. l. et le ham. de Cessieu, entre dans le territ. de Colomieu où il reçoit au ch. l. l’émissaire du lac d’Arboréas, puis passe dans la com. de Conzieu où sa réunion avec le ruisseau de Sétrin forme le Gland. On l’appelle aussi Aguin.
Agnereins, ham. de 80 h. com. de Villeneuve, à env. 2 k. N. E. du ch. l. Ancienne paroisse et ancienne commune, était chef-lieu d’Ager au Xe siècle.
Agriculture. Le dépt de l’Ain est essentiellement agricole, ses productions sont nombreuses et variées ; 70 % environ de ses hab. vivent directement ou indirectement de l’agriculture. La population masculine agricole représente 65.18 % de la population masculine active (recensement des professions en 1896).
Près de la moitié de la superficie est en terres lab. ; on trouve, dans cet ouvrage, en face du nom de chaque denrée, la moyenne de la récolte annuelle, qui, pour beaucoup de produits, est supérieure à la consommation. Une impulsion considérable a été donnée à la culture, surtout en Bresse et en Dombes ; la partie basse de l’arrt de Gex est des plus fertiles.
A part quelques grandes propriétés dans le N. de la Bresse et en Dombes, tout le reste est cultivé en petites cultures. On peut reprocher le peu de durée des baux, 3, 6 ou 9 ans, qui ne permet pas de réaliser les améliorations désirables.
Presque tous les fermages sont payés en argent, le métayage à moitié fruit existe mais en petite proportion ; 1/3 de terres est cultivé par les propriétaires eux-mêmes.
Les labours se font à plat dans la montagne mais, en Bresse, où on redoute la stagnation des eaux, les sillons sont étroits et relevés au centre, en outre les terres sont bombées au milieu de la longueur des sillons, ce qui procure l’écoulement des eaux superflues dans les fossés préparés pour les recevoir.
Dans la partie N. de la Bresse, les champs, de petite étendue, sont généralement clos de haies vives ; ils sont moins clos dans la partie O. et encore moins dans l’E.
En Dombes et dans le S. de la Bresse, le bombage des terres est moins fréquent, il en est de même des clôtures.
Dans l’arrt de Belley, les fonds sont morcelés, l’inclination plus ou moins grande des terrains permet les labours à plat. Il en est ainsi dans l’arrt de Nantua où les fonds sont encore plus morcelés.
Dans l’arrt de Bourg, les bonnes terres ne se reposent jamais, on y fait même 3 récoltes en 2 ans ; les terres médiocres sont en général mises en jachère 1 an sur 3 ou 4. Les jachères sont un peu plus fréquentes dans les autres parties du dépt, mais elles ne dépassent guère 10 % de la superficie des terres labourables.
Comme engrais on emploie le fumier de ferme, la boue des chemins et fossés, les cendres lessivées, le plâtre, la chaux, et depuis quelques années les engrais chimiques en assez grande quantité. On peut reprocher le peu de soins apporté dans la presque totalité des fermes à la conservation du fumier qui est mal entassé, desséché par le soleil et lavé par les pluies entraînant les meilleurs sucs. Presque partout on le laisse trop longtemps dans les écuries.
Les instruments aratoires mécaniques sont encore en petit nombre et ne se trouvent que dans les grandes exploitations, la grande division de la propriété est certainement une cause du peu de diffusion de ces machines agricoles qui rendraient cependant de réels services à l’agriculteur en lui permettant d’activer certains travaux et, par suite, de profiter des temps propices comme aussi de reporter la main-d’œuvre économisée sur des améliorations dont le rendement de la ferme se ressentirait. Il est à désirer que des syndicats se fondent pour l’achat et l’utilisation en commun de machines agricoles.
Les semailles se font à la volée pour toutes les céréales, l’usage du semoir est très peu répandu, sauf peut-être dans l’arrt de Gex, la quantité de semence perdue est ainsi relativement considérable.
La moisson du blé a lieu dans la plaine du 25 juin au 10 juillet, dans la montagne elle se fait ordinairement du 15 au 30 juillet. La battaison a lieu presque de suite après la moisson ; des entrepreneurs de battage suivent les fermes avec des batteuses à vapeur, ils passent de la plaine à la montagne et sont souvent payés en nature. Plusieurs moulins possèdent des battoirs fixes, le cultivateur doit y conduire ses gerbes, ce qui complique les opérations et fait que ce mode n’est employé que par les petits exploitants. Le battage à l’aire ou en grange va en diminuant de plus en plus.
Les épis de maïs sont voiturés à la ferme et après le dîner toute la maison s’occupe à les dépouiller de leurs feuilles, n’en laissant que deux ou trois pour attacher les épis deux à deux et les suspendre à des perches placées sous l’avancée du toit, le long des murs où ils sèchent jusqu’à leur emploi.
Les prés sont naturellement très humides, dans la Bresse, l’irrigation est souvent inutile, le foin est loin d’être de première qualite. Dans la Dombes cette denrée a été longtemps médiocre, mais grâce aux soins apportés à l’irrigation, à l’assainissement des terrains bas, aux fumures, aux ensemencements de graines, de graminées et de légumineuses, une amélioration sensible est survenue et, actuellement, la plupart des foins sont bons. On fait aussi des prairies temporaires, embouches ou herbages, donnant de très bons produits.
Les rivages de la Saône offrent de belles prairies qui, malheureusement, sont souvent inondées au temps voisins de la récolte. Les prés et pâturages de la montagne fournissent un foin court et fin mais d’excellente qualité. Dans l’arrt de Gex les foins sont très bons et les prairies des mieux tenues.
Dans l’ensemble du dépt plus du cinquième de la superficie est en prés et pâturages, depuis quelques années des progrès sensibles ont été réalisés dans la tenue des prairies et dans la culture des fourrages artificiels, ce qui permet l’élevage de nombreux bestiaux dont le recensement est indiqué au nom de chaque espèce et dont l’exportation hors du dépt forme un important commerce.
Il semble que le département tend de plus en plus à se spécialiser dans l’élevage et l’utilisation des produits du bétail, la viande et le lait ayant, ces dernières années, trouvé des débouchés faciles et rémunérateurs.
Il en est de même des porcs gras qui sont fort recherchés.
L’élevage du cheval est en progrès, surtout dans la Dombes, à ce point de vue, le dépt occupe un très bon rang. (V. cheval).
La basse-cour fournit de nombreux et excellents produits, la volaille (v. ce mot) de Bresse jouit d’une réputation méritée par sa belle robe de graisse blanche et sa finesse délicate. Les oies de Dombes et les dindes du Bas-Bugey sont renommées.
L’industrie du lait (v. ce mot) a fait de très grands progrès, le dépt en exporte de grandes quantités sur Lyon et Genève ; la production beurrière est relativement importante (v. beurre) et la fromagerie, façon gruyère ou bleu de Gex, a pris une grande extension surtout dans le Haut Bugey (v. fromage).
La vigne occupe environ 3 % de la superficie, elle est principalement sur le Revermont, les rivages de l’Ain, les bords de la Saône, le Bas-Bugey et le pays de Gex. En général elle est cultivée sur le penchant des coteaux et dans des sols graveleux, la culture se fait presque toujours à la pioche, rarement à la charrue. Peut-être à tort a-t-on planté de la vigne dans des terres de Bresse qui seraient mieux employées à d’autres cultures, il est vrai que ce fait constitue une exception.
Dans l’arrt de Belley on cultive beaucoup en hautins, la vigne est soutenue par des piquets de chêne ou de chataignier hauts de 1m50 à 2 m. ; un espace de 5 m. est laissé entre les rangs, espace occupé par des cultures intercalaires. Les hautains rendent beaucoup mais sont d’un coûteux entretien.
Quelques vins (v. ce mot) du dépt sont d’excellente qualité.
Les bois et forêts (v. ces mots) couvrent près du cinquième du sol, environ 3 % appartiennent à l’Etat, 42 % aux communes, le reste aux particuliers. Dans le S. E. de l’arrt de Bourg on trouve de belles forêts de chênes, les arrts de Nantua, de Belley et de Gex renferment d’importants massifs résineux qui peuvent par leurs produits rivaliser avec ceux du N. de l’Europe.
L’état des bois particuliers et des forêts communales peuplées de feuillus est généralement mauvais, en raison de leur aménagement à courtes révolutions et des abus de jouissance qui s’y pratiquent.
Les rivières sont très poissonneuses, les étangs de la Dombes fournissent également de bons poissons.
Les landes ou terres incultes occupent 4 % de la superficie soit env. 28.000 hect.
Les arbres fruitiers sont en assez grand nombre dans les basses montagnes (principalement dans les cantons de Belley, Lhuis et Poncin) et sur les bords de la Saône, malheureusement, sous ce rapport, le dépt a encore beaucoup à faire ; à proximité de grandes villes comme Lyon et Genève, les fruits seraient d’un excellent rapport et les vergers seraient une source de richesse pour beaucoup d’endroits.
Le noyer et le chataignier, autrefois en grande abondance, tendent à disparaître. Dans le Bas-Bugey et sur les bords du Rhône on cultive quelques mûriers.
La morille noire du Valromey a une ancienne réputation, le Bas-Bugey récolte des truffes.
Depuis 1879 le dépt possède un professeur départemental d’agriculture à Bourg. Trois professeurs spéciaux d’agriculture ont leurs chaires à Nantua, Gex et Châtillon-sur-Chalaronne.
Il existe une société départementale d’agriculture et une de viticulture ; des comices agricoles fonctionnent dans chaque arrt ; l’arrt de Trévoux possède également une société d’agriculture. On trouve dans le dépt de nombreux syndicats agricoles, la liste en est donnée au mot syndicat.
Il n’y a pas de ferme école. Un établissement près de Bourg, la Providence de Seillon, recueille les enfants pauvres, abandonnés ou orphelins et en fait de bons valets de ferme ou d’excellents jardiniers.
Aguin, ruisseau. V. Agnens.
Aibruants, sources et petits ruisseaux alimentant l’Albarine aux environs de la cascade de Charabotte.
Aignoz, ham. de 100 hab. de la com. de Ceyzérieu à env. 2 k. E. du ch. l. au milieu des marais.
Près de là s’élève une butte ou roche calcaire isolée sur le sommet de laquelle on a découvert des inscriptions à moitié effacées et de grands tombeaux creusés dans la roche même ayant une certaine ressemblance avec les tombeaux romains. Tout autour, dans la prairie, les archéologues ont cru reconnaître les traces d’anciens campements romains.
Aigrefeuille (l’), ferme de la com. de Bâgé-la-Ville, partie S. à env. 2 k. ½ du bourg. Ancienne commanderie de l’ordre de St-Lazare.
Aigrelets (les), bois communal de 26 hect. sur la com. de Ceyzériat.
Aigue-Morte, petit ruisseau afflt de dr. du Séran, prend sa source sur le territ. de Belmont, au ham. de Massignieu, coule d’abord du N. au S., puis de l’O. à l’E. en suivant la voie ferrée, passe près de la gare d’Artemare et finit 1,200 m. plus loin.
Aille, ham. de la com. de Montceaux, à env. 1 k. S. du bourg. Ancien fief possédé en 1672 par Anne de Tessière.
Aillots (les), ferme de la com. de Romans, à env. 2 k. N.-E. du ch. l.
Ails (les), ham. de la com. de Vernoux, à env. 800 m. O. du bourg.
Aimont, ham. de 70 hab. com. de Malafretaz, à env. 2 k. N.-O. du bourg.
Aimoz, ferme de la com. de Brénaz, à env. 2 k. N.-O. du ch. l.
Ain, rivière, afflt de dr. du Rhône. Prend sa source dans le dépt du Jura, à 730 m d’altitude, un peu au-dessous de Nozeroy, au fond d’une gorge dont on admire la beauté sauvage.
L’Ain se grossit très vite d’une multitude de sources et de ruisseaux. A 1 k. de sa source, il reçoit la Serpentine, plus loin à g. son premier afflt notable la Laime ou Lemné. A 15 k. de cours, il arrose Champagnole.
Il se grossit rive dr. de l’Anguillon. Un peu au-dessous de Pont-de-Navoy, son cours élargi et moins impétueux permet le flottage des trains de bois de sapin fournis par les pentes boisées du Jura.
Il reçoit à g. le Bief-d’OEuf, déversoir du lac de Chalin, le Hérisson et la Syrène, arrive au Pont-de-Poitte où il se précipite d’une hauteur de 16 m. en une nappe de 132 m. de largeur. En aval de la chute se trouve un bassin naturel, appelé Port de la Saise, qui permet de remonter les trains de bois qu’on a été forcé de démonter au-dessus de la chute.
Il se grossit ensuite à g. de la Frète et coule dans les gorges solitaires du Pont de Pyle et de la chartreuse de Vaucluse, puis traverse le passage dangereux du Saut-du-Mortier et reçoit à g. un afflt notable la Bienne.
Du confluent de cette rivière avec celui de la Valouse (r. dr.) c’est-à-dire pendant env. 15 k, il sert de limites entre les dépt de l’Ain et du Jura, pour appartenir ensuite en entier au dépt auquel, à juste titre, il a donné son nom, puisqu’il le traverse dans toute sa largeur, le divisant en deux parties presque égales ; en outre c’est une assez belle rivière aux eaux pures et abondantes.
Entre la Bienne et la Valouse, l’Ain se grossit à g. de l’Oignin ; le pont de Thoirette livre passage au chemin de G. C. n° 18 de Bourg à Nantua.
De la limite du dépt à Neuville-sur-Ain, la rivière forme des sinuosités nombreuses et anguleuses, elle est encaissée dans une gorge profonde entre des berges rocheuses souvent taillées à pic et sur lesquelles il n’y a pas de place pour les villages tandis que les hauteurs sont pleines des souvenirs du passé.
Le lit de la rivière est divisé en une série de bassins ayant des profondeurs variant entre 1m20 et 5 m. ; ces bassins sont séparés par des rapides sur des affleurements de rochers où le tirant d’eau n’est plus que de 25 centimètres.
Pendant ce trajet, l’Ain reçoit quelques petits afflts : à dr., la Balme, venant de la grotte de Corveissiat, à g. le Pisse-Vache, le bief de Bolozon, le Noirefontaine. Un peu avant Neuville, il laisse Poncin à g. sur son afflt le Veyron.
Le pont de Neuville-sur-Ain, qui date d’un peu avant 1789, sert au passage de la route nle n° 84 de Lyon à Genève par Nantua. Entre le pont de Thoirette et celui de Neuville on en trouve trois autres : Cize, Serrières et Poncin. Le premier, superbe viaduc de 268 m. de long sur 53 m. de hauteur, a deux rangs d’arches superpsées, le 1er rang, à 20 m. de haut, sert au passage d’un embranchement unissant les deux chemins d’I. C. longeant les deux rives de l’Ain, le 2me rang, 33 m. au-dessus du 1er, est utilisé par le chemin de fer P.-L.-M., ligne de Bourg à Bellegarde par Nantua.
Le pont suspendu de Serrières sert au passage de la route nle n° 79, de Mâcon à Genève par Bourg et Nantua. Le pont en pierre à trois arches de Poncin permet à cette localité de communiquer avec la rive de l’Ain en livrant passage au chemin d’I. C. n° 31 de Poncin à Drom.
A partir de Neuville, la rivière arrive dans la partie basse de son bassin, elle coule dans la plaine, en appuyant sa droite d’abord au Revermont puis à la Cotière de Dombes, dans une couche d’alluvions et de graviers calcaires qu’elle déplace au gré de ses caprices formant plusieurs îles plantées de saules et de peupliers ; la largeur du cours est alors variable entre 97 et 133 m. avec une profondeur moyenne de 2m25.
La rivière se grossit à g. de l’Ecotay, du Riez et de l’Oiselon, puis arrose Pont-d’Ain où elle est traversée par deux ponts, celui servant à la route nle n° 75, de Chalon-sur-Saône à Sisteron, par Bourg et Lagnieu, et celui servant au passage de la voie ferrée de Bourg à Ambérieu.
Après Pont-d’Ain, l’Ain reçoit à dr. le Suran, le Petit-Durlet, les biez de Fougères et de Bulbane, le Gardon et la Toison ; à g. le Seymard, l’Albarine et le Neyrieux.
Le confluent de l’Ain et du Rhône est en face d’Anthon (Isère), par 184 m. d’altitude à 30 k. au-dessus de Lyon.
Entre les ponts de Pont-d’Ain et l’embouchure on trouve : le pont de Priay, celui de Gévrieux, le pont de Loyes, servant au passage de la voie ferrée d’Ambérieu à Lyon, le pont suspendu de Chazey-sur-Ain enfin le pont de Port-Galland. En tout 12 passages sur la rivière pendant son trajet dans le dépt ; en outre il existe un bac à Port-Neuf, com. de St-Jean-de-Niost.
Le cours de l’Ain est d’env. 185 k., dont 94 dans le dépt du Jura, 15 en limite entre le Jura et l’Ain, 76 dans le dépt, savoir 31 de la Valouse à Neuville et 45 de Neuville au confluent.
Le débit de la rivière varie entre 24 et 250 m3 à la seconde. La vitesse par minute est de 58 m. dans les basses eaux, 77 m. en eaux moyennes et de 96 m. dans les hautes.
Les crues ont lieu de septembre en mai, elles durent peu mais se présentent souvent subitement, ce qui n’a rien d’étonnant étant donné que la rivière est alimentée par les eaux descendant des montagnes et que ses afflts sont des ruisseaux à grandes pentes.
L’Ain, ou plutôt la rivière d’Ain, comme on dit dans le dépt, est très poissonneuse surtout en truites, ombres, barbeaux, etc.
Cette rivière n’est praticable à la navigation qu’au moment des crues moyennes, elle est surtout une voie de transit pour les bois de sapin expédiés en radeaux des montagnes du Jura à Lyon par la Bienne, l’Ain et le Rhône.
Elle reçoit, à la descente seulement, quelques petits bateaux de bois de chauffage, charbon de bois, caisses d’emballage, etc.
En 1904, le bureau de statistique de Neuville-sur-Ain a constaté le passage de 123 radeaux ou bateaux chargés d’un tonnage de 918 tonnes ; ce tonnage va en diminuant chaque année. En 1904, la navigation n’a été possible que pendant 87 jours, c’est la moyenne.
Airans, ham. de 150 hab. de la com. de Farges, à env. 1 k. S. du ch. l. Airans et Asserans étaient autrefois une paroisse distincte de Farges. On écrit aussi Airant et Hairant.
AISNE, com. V. Vésines.
Alaignier (la Côte de l’), ferme sur la com. de Bourg, entre la Reyssouze et la route nle n° 75 (Ceyzériat), à env. 4 k. S. E. de la ville.
Alaniers (les), ferme sur la com. de St-Germain-s-Renom, à env. 2 k. E. du bourg.
Alazan, ferme sur la com. de Dortan, à env. 3 k. E. du ch. l., près la voie ferrée.
Albanières (les), maison sur la com. de Béréziat, à env. 2500 m. S. du ch. l.
Albarine, rivière, afflt de g. de l’Ain, tire son nom de la blancheur de ses eaux, prend sa source sur le plateau central du Bugey, territ. de la com. de Brénod, à 940 m. d’altitude.
Pendant les 20 premiers k. de son cours, elle reste sur le plateau, coulant lentement en traversant des pâturages et ressemblant à un fossé bourbeux à pente très douce, un millimètre par mètre, elle passe ainsi près de Brénod, Champdor et Hauteville, n’ayant pour ainsi dire pas d’afflts mais alimentée par de nombreuses sources.
A Nantuy, ham. De la com. d’Hauteville, où elle se grossit de la Mélogne, elle est encore à 740 m. d’altitude, mais brusquement elle se précipite entre les montagnes d’Esculaz et de Dergit, dans des gorges sauvages où elle tombe par une série de cascades fort belles lorsque la rivière est gonflée par les pluies, la plus importante est celle de Charabotte, haute de plus de 100 m.
En 2 k. l’Albarine perd 260 m. d’altitude, cette dernière n’étant plus que de 480 au moulin de Charabotte.
La rivière serpente ensuite dans une profonde vallée où elle se grossit de nombreuses infiltrations souterraines et de sources portant des noms caractéristiques ; les Froidières, les Aibruants, etc. Elle arrose Chaley et arrive à Tenay après avoir parcouru la moitié de son cours, soit 30 k. avec une direction sensiblement orientée du N. au S.
A Tenay cette direction change brusquement et pendant la deuxième moitié du cours, devient, dans son ensemble, E. O.
A partir de Tenay, l’Albarine coule dans la cluse de St-Rambert, perçant le Bugey de part en part, son cours s’apaise tout en restant cependant rapide ; elle arrose Argis, reçoit rive dr. La Mandorne, passe à St-Rambert où elle se grossit à dr. du ruisseau de Brevon. Au Pontrion, ham. de St-Rambert, elle reçoit à g. la Caline ; un peu en aval de Montferrand, ham. de Torcieu, elle se grossit à g. du Ravinet. Elle arrose Torcieu, Bettant et passe entre St-Denis-en-Bugey et la gare d’Ambérieu ; c’est en ce point qu’elle reçoit à g. le Buisin. Puis elle entre en plaine où, sur un lit de graviers, ses eaux sont rares ; elle passe près de St-Maurice-de-Rémens et finit dans l’Ain en face de Port, ham. de Châtillon-la-Palud, par environ 220 m. d’altitude.
Dans son cours supérieur, l’Albarine fait mouvoir les moulins de Champdor, Lompnes et Charabotte ; dans son cours moyen, elle donne la force motrice aux usines de Chaley, Tenay, Argis, St-Rambert et Torcieu.
La gorge tortueuse d’Ambérieu à Tenay est suivie par le chemin de fer de Lyon à Genève.
Alcool. La production de l’alcool en 1903 a été évaluée, pour le dépt de l’Ain, à env. 2700 hectol. (alcool pur) provenant presque en entier de la distillation des marcs.
La même année la consommation a été évaluée à près de 7000 hectol. soit env. 1 litre 98 par hab. La moyenne pour la France et par hab. est de 3 litres 80.
Aleins, ferme sur la com. de St-Trivier-sur-Moignans, à env. 2500 m. N. du ch. l.
Alex ou Allex, ham. de 70 hab. de la com. de Groissiat, à env. 1900 m. N.-E. du bourg, sur le chemin de G. C. n° 31 du Pont de la Balme à Dortan par Martignat et Oyonnax. Possède une école mixte.
Alex, petit ruisseau de 2 k. de cours, sur la com. de Groissiat, afflt de g. de l’Ange.
Alexandrin, ferme sur la com. de Lapeyrouse, à env. 1 k. E. du bourg, près du chemin de G. C. n° 5 d’Ambérieu-en-Bugey au port de Frans.
Alézets ou Allézets, ham. de 25 hab. de la com. de Sulignat, à env. 2500 m. N.-O. du ch. l.
Aliénés. Le dépt de l’Ain possède deux asiles d’aliénés, établissements privés appartenant à la congrégation des sœurs de St-Joseph, l’asile de Ste-Madeleine, à Bourg, pour les femmes, l’asile de St-Georges, com. de Viriat, pour les hommes.
Les malades sont admis dans ces établissements conformément à la loi de 1838. Les pensionnaires libres sont divisés en 5 classes et paient respectivement : 740, 1240, 1840, 2540, 3040 francs par an.
Le service des aliénés de l’Ain est inscrit au budget départemental de 1906, pour 160.000 francs.
Le nombre des malades, à St-Georges, était au 1er janvier 1904, de 550. Cette même année on a compté 128 admissions et 149 sorties, il en restait 529 au 31 décembre. Sur ce nombre 179 étaient au compte du dépt de l’Ain, 171 à celui de Saône-et-Loire, 20 à la Seine, 8 à divers dépts et 151 aux familles.
Sur les 128 entrées, 110 étaient admis pour la 1re fois, 17 à la suite de rechûte et 1 de transfert d’asile. Les 149 sorties se décomposaient en 3 évadés, 48 guéris ou améliorés, 85 décédés, 13 pour autres causes. Les guérisons ont été obtenues après un séjour moyen de 6 mois à l’asile.
Le nombre des malades, à Ste-Madeleine, était de 1147 au 1er janvier 1904 ; pendant ladite année il y a eu 259 entrées et 222 sorties, au 31 décembre 1904, les malades étaient au nombre de 1184, dont 250 au compte du dépt de l’Ain, 225 à celui de Saône-et-Loire, 139 à la Seine, 31 à divers dépts, 539 aux familles.
Sur les 259 entrées, 155 malades étaient admises pour la 1re fois, 39 par suite de rechûte, 65 par transfert d’asile. Les 222 sorties se décomposaient en 1 évadée, 96 guéries ou améliorées, 110 décédées, 15 pour autres causes. Plus de la moitié des guérisons n’ont été obtenues qu’après un séjour de 2 ans à l’asile.
Alinta, montagne dans la partie S.-E. de la com. de Lagnieu.
Allaigne, petit ham. com. de St-Just, à env. 500 m. O. du ch. l. sur la route nle n° 79 de Nevers à Genève par Bourg et Nantua.
Allée (l’), ham. de la com. de Perrex, à env. 2 k. du bourg.
Allée (l’), ferme de la com. de Relevant, à env. 1800 m. N.-O. du ch. l.
Allée (l’), ferme de la com. de Romans, à env. 1200 m. N.-E. du bourg.
Allée (l’), ferme de la com. de St-Georges-sur-Renom, à env. 1200 m. N.-E. du ch. l.
Allée (l’), ham. de 30 hab. de la com. de St-Jean-sur-Reyssouze, à env. 1500 m. N.-O. du bourg.
Allée (l’), ferme sur la com. de St-Nizier-le-Désert, à env. 500 m. du ch. l.
Allée de Romans, bois sur le territ. des com. de Romans, Condeyssiat et Neuville-sur-Renom, sur la rive g. de l’Irance.
Allée-Marquise (l’), ferme de la com. de Baneins, à env. 1500 m. S.-O. du bourg.
Allemagnes, deux maisons de la com. de Peyzieux, à env. 1 k. S. E. du ch. l.
Allemand ou Allement, ham. de 130 hab. de la com. de Poncin, à env. 3700 m. N. du ch. l., sur la rive dr. de l’Ain. Autrefois ce ham. dépendait de la seigneurie de la Cucille.
Allemogne, ham. de 280 hab. de la com. de Thoiry, à env. 800 m. N. du ch. l., sur le chemin d’I. C. n° 39 de Gex à la gare de la Plaine.
Allemogne, petit ruisseau, afflt de dr. de la London, territ. de Thoiry, source d’une remarquable limpidité, reçoit à g. le Puits Mathieu, passe dans le bel établissement de pisciculture où on élève les truites avec une nourriture préalablement cultivée dans des bassins séparés. Cours d’env. 4 k.
Allodières, ferme de la com. de Saint-Nizier-le-Désert, à env. 1 k. S. du ch. l.
Allombert, ham. de 60 hab. com. du Poizat, à env. 3500 m. O. du ch. l.
Allondon, rivière. V. London.
Allonziat, ham. de 120 hab. de la com. d’Ozan, à env. 1 k. E. du bourg.
Allouettes, ferme de la com. d’Ambérieux-en-Dombes, à l’O. près du territ. de Lapeyrouse.
Allouettes (les), ferme de la com. d’Ars, à env. 300 m. du ch. l.
Allouettes (les), ferme de la com. de Biziat, à env. 1 k. du ch. l.
Allouettes (les), ferme sur la com. de Châtenay, à env. 2500 m. du ch. l.
Allouettes (les), ferme sur la com. de Lent, à env. 1 k. du bourg.
Allouettes (les), ferme de la com. de Montluel, à env. 4 k. N.-O. du ch. l.
Allouettes (les), ham. de la com. de St-André-de-Corcy, à env. 1100 m. N. du ch. l.
Alluires, étang de 21 hect. sur le territ. de St-Nizier-le-Désert.
Allymes (les), ham. de la com. d’Ambérieu-en-Bugey, sur les pentes du mont Charvet, à env. 5 k. ½ N.-E. du ch. l., 106 hab. – Ecole mixte.
Allymes (les), près du ham. du même nom, vieux manoir du XIIe siècle environ, aujourd’hui restauré et habitable. Ancienne seigneurie possédée au XIVe siècle par la famille Nicod, puis depuis et successivement par les de Lucinges, d’Ailly, de Suduyrand, d’Estienne et Dujast.
Alpines, ferme de la com. de Chézery, à env. 5 k. N.-E. du ch. l.
Altitude. Ci-après quelques altitudes du dépt de l’Ain :
1° ARRT DE BOURG : Confluent de la Veyle et de la Saône 169, confluent de la Reyssouze et de Saône 170, gare de Pont-de-Veyle 178, Pont-de-Vaux 187, le Solnan à sa sortie du dépt 212, Bâgé-le-Châtel 212, St-Trivier-de-Courtes 215, la Veyle à l’O. de Bourg 220, la Reyssouze à Bourg 224, église de Bourg 227, le Solnan près de Villemotier 240, gare de Bourg 241, gare de Pont-d’Ain 246, Corgenon 262, le Suran à Villereversure 275, gare de Villereversure 299, Coligny 292, mont Olivet près Pont-d’Ain 307, gare de Ceyzériat 325, mont Margueron 377, tour de Bohas 455, roche de Cuiron au-dessus de Ceyzériat 594, la Croix de la Dent 658, côte de Mongnon 660, signal de Nivigne 771.
2° ARRT DE BELLEY : L’Ain à son confluent avec le Rhône 184, gare de Villebois 207, le Rhône au confluent du Guiers 212, confluent de l’Ain et de l’Albarine 220, gare de Lagnieu 231, gare de Culoz 237, gare d’Ambérieu 247, gare de Belley 252, gare de Seyssel 258, gare de Virieu 267, Belley 278, gare de St-Rambert 290, col des Pierres-Croisées 370, entre les gares de Tenay 325 et de la Burbanche 359, le Séran vers Passin 478, Champagne env. 500, montagne de Parves 629, montagne d’Izieu 687, mont Charvet 754, mont Luisandre 809, Hauteville 810, Innimond 890, château de Lompnes 901, col de la Lèbe 925, mont l’Avocat 1017, signal de Tantaine 1020, crêt de Pont 1050, signal de Chanay 1084, col de la Rochette 1119, molard de Don 1219, crêt de Planachat 1237, grand Colombier 1584.
3° ARRT DE TREVOUX : la Saône à Trévoux 168, Thoissey 178, gare de Trévoux 180, ville de Trévoux 188, gare Montluel 198, gare de Meximieux 218, Châtillon-sur-Chalaronne 221, marais des Echets 269, Villars 279, la tour au-dessus de Trévoux 281, étang du Grand-Glareins 284, étang du Grand-Birieux 288, Chalamont 285, Ambérieux-en-Dombes 309, château du Montellier 310.
4° ARRT DE NANTUA : Ain près de Poncin 258, gare de Cize-Bolozon 318, la Bienne à la limite N. du dépt 321, gare de Bellegarde 377, gare de Châtillon-de-Michaille 451, lac de Nantua 472, gare de Nantua 479, l’Oignin à Maillat 503, Châtillon-de-Michaille 550, Oyonnax 557, lac de Sylans 595, Etables 726, Brénod 831, source de l’Albarine 940, les Monts-d’Ain 1034, mont de la Chaux 1097, crêt de Beauregard 1252, crêt de Chalam 1548, crêt du Nu 1555.
5° ARRT DE GEX : Gare de Collonges 356, le Rhône à son entrée en France 364, gare de Divonne 480, gare de Gex 588, la Valserine à Lélex 900, col de la Faucille 1323, le Turet 1371, le Montrond 1600, le Grand-Crédo 1608, la Roche 1648, Montoisey 1671, Colomby-De-Gex 1691, le Reculet 1720, le crêt de la Neige 1723.
AMAREINS, com. du cant. de St-Trivier-sur-Moignans (8 k.), arrt de Trévoux (20 k.) à 39 k. de Bourg, 186 hab.
P. T. Gend. à Montmerle (3 k.). Percept. à Fareins – gare P.-L.-M. à St-Georges-de-Reneins (7 k.), tramway E.-S.-E. Montmerle.
Sur le versant d’une colline au bas de laquelle coule l’Appeum, afflt de g. de la Saône.
Le chemin de G. C. n° 27, de la gare de Marlieux au pont de Montmerle par St-Trivier-sur-Moignans passe un peu au N. du ch. l. de la com.
Ham. du Puiset ; fermes de Bâtiments-Vieux, château d’Amareins, Grand et Petit Rivolet, Planche de Lurcy, les Fourches, Logis des Trois-Moineaux, Farfouillon, le Moulin, les Grateneins, la Violette, le Thiollet.
La superficie de la com. est de 419 hect. dont 175 en terres lab., 147 en vignes, 80 en prés et 3 en jardins.
Le vin est la principale récolte, annuellement env. 4500 hectol. ; viennent ensuite : blé 1000 x, p. de terre 2500 x, betteraves f. 3000 x, foin 2500 x, à peu près autant de fourrages art., un peu de seigle, avoine, maïs et sarrasin.
On compte 10 chevaux, 8 taureaux, 16 bœufs, 90 vaches, 45 élèves de l’espèce bovine, 20 moutons, 85 porcs et 65 chèvres.
La com. est essentiellement agricole, pas de commerce et pas d’industrie sauf un petit moulin d’une paire de meules, sur l’Appeum, moulin travaillant à façon pour les propriétaires et fermiers du voisinage.
La paroisse d’Amareins est mentionnée dès le XIe siècle.
Le château d’Amareins, env. 700 m. S.-E. du ch. l. est moderne, mais il a été élevé sur les ruines d’un vieux château, siège d’une ancienne seigneurie possédée d’abord par les seigneurs de Francheleins, puis par ceux de Sure et successivement par les familles de Corsant, du Rousset, Butillon, de la Vaupierre, de Chateauvieux, Gayot, Bordeaux.
Amaries (les), ferme de la com. de Bouligneux, à env. 2700 m. N. du Bourg.
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